
Début de polémique entre le secteur des forêts et Sonelgaz au sujet des dégâts subis par des lignes de haute tension du réseau de transport et de distribution de l'électricité traversant les forêts suite aux derniers incendies touchant nombre de wilayas du pays.Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - La Direction générale des forêts n'a pas tardé à répliquer à son homologue de la Sonlegaz. «Sonelgaz, qui est membre du comité opérationnel, n'accomplit pas convenablement ses missions concernant le débroussaillage des passages de ses lignes haute tension et moyenne tension qui relèvent de ses obligations», estimait, hier, le directeur général des forêts dans une conférence de presse consacrée à la situation des feux de forêt.Pour Azedine Sekrane, le groupe public de l'électricité et du gaz porte toute la «responsabilité» dans les dégâts occasionnés à ses structures du fait que, explique-t-il, la chute par terre d'un câble électrique provoque instantanément des incendies.Cette réplique de la Direction générale des forêts vient après la sortie de son homologue de la Sonelgaz qui soutient que des lignes haute tension du réseau de transport et de distribution de l'électricité traversant les forêts ont subi de «graves dommages» suite aux incendies ayant touché plusieurs régions du pays.«Les lignes haute tension interconnectées en 220 et 400 KV qui traversent les forêts du pays ont été gravement affectées par les feux intenses enregistrés notamment à El-Tarf, Souk-Ahras, Guelma, Azzaba, Collo, Béjaïa, Tizi-Ouzou, Tipasa, Blida et Médéa», précisait-elle dans un communiqué rendu public la veille, samedi. Avec comme conséquence directe, la privation de Sonelgaz de la puissance disponible dans ses centrales à fournir à la clientèle dans de bonnes conditions, alors que des pics de puissance exceptionnels sont enregistrés tel celui enregistré lundi dernier qui avait atteint 14 200 mW.Faisant état de 1 604 foyers ayant parcouru une superficie de 14 310 dont 4 848 ha de forêts, 4 656 ha de maquis et 4 806 ha de broussailles, et ce, du 1er juin au 5 août, le directeur général des forêts a mis le doigt sur les contraintes entravant l'action des agents forestiers et des autres secouristes relevant des autres secteurs comme la Protection civile. «80% de nos forêts ne répondent pas aux normes internationales en matière d'accès», affirme Sekrane, citant également la «jeunesse» du relief, par ailleurs très «escarpé» ou encore la pluviométrie en nette baisse ces dernières années qui ont provoqué «l'assèchement» des points d'eau et le «séchage» des herbes aux abords et à l'intérieur des forêts. Au sujet du recours aux moyens aériens dans la lutte contre les incendies de forêt, le directeur général des forêts affirme que les missions de l'organisme se limitent à l'aspect de prévention et de protection du patrimoine forestier du pays. Il ne manque pas, cependant, de préciser que l'usage de tels moyens, comme les canadairs, se heurte à une contrainte de taille, celle de la «présence d'habitations au cœur des forêts» comme si pareille situation n'existe pas ailleurs, chez nos voisins tunisiens ou encore en Espagne, au Portugal et autre France où les feux de forêt sont combattus avec de tels moyens aériens !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com