Une exposition de tableaux et de photographies de sites et monuments archéologiques de Souk-Ahras, abritée par la maison de la culture Tahar-Ouettar du chef-lieu de wilaya à l'occasion du mois du patrimoine (18 avril/18 mai), suscite l'intérêt des visiteurs.Initiée conjointement par la direction de la culture, l'antenne locale de l'Office national de gestion et d'exploitation des biens culturels protégés (OGEBC) et la Maison de la culture, la manifestation porte notamment sur des photos et des répliques miniaturisées des sites archéologiques de Madaure, Khemissa, Tiffech, Kef Messaoura et l'olivier de saint Augustin.
Pour nombre de visiteurs, l'exposition a constitué une occasion de replonger dans l'histoire de la cité de Madaure, ses auteurs, ses philosophes et les hommes de culture qui fréquentaient son université qui fut la première en Afrique. Des figures marquantes de l'histoire de la région ont été également présentées à l'instar de Saint Augustin, Chihab Eddine Ettifachi et le ténor de la chanson bédouine, le défunt hadj Bouragaa.
Le directeur de la culture, Tahar Arisse, a plaidé, à l'occasion, pour l'intégration des sites archéologiques dans les offres touristiques de sorte à mieux faire connaître la civilisation et l'histoire du pays et a fait état, à ce propos, de la programmation de plusieurs excursions vers les sites historiques, au profit des écoliers de la wilaya. Selon les explications données durant l'exposition, le spécialiste en archéologie et guide touristique, Ramzi Benyeza, le seul site de Madaure occupe une aire de 120 hectares dont 25 hectares de vestiges visibles, où des fouilles ont été menées sur seulement 7,5 hectares.
La cité existait déjà du temps du roi numide Syphax et est passée sous la couronne de Massinissa durant le IIIe siècle avant notre ère pour devenir, entre les années 69 et 75, une colonie romaine de vétérans, a-t-il relevé, ajoutant qu'elle a également été occupée par les Byzantins, en 534, qui y battirent, notamment, une forteresse sur une partie de l'ancien forum.
Madaure fut une cité opulente et riche comme en témoigne aujourd'hui le nombre important de pressoirs d'olives et de moulins à blé, a souligné Benyeza.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R C
Source : www.lesoirdalgerie.com