Souk-Ahras - A la une

En attendant une vraie relance



En attendant une vraie relance
Rencontre - S'il est une leçon à tirer de la 17e édition de Salon international de l'artisanat qui s'est tenu en novembre au Palais des expositions (Pins maritimes - Alger), c'est l'engouement affiché par les visiteurs.
Ils étaient en effet nombreux à venir découvrir les produits exposés ou proposés à la vente malgré les prix «exorbitants» affichés pour certains. Beaucoup d'artisans sur place désigneront du doigt le manque de matières premières qui sont pour une grande partie importées de l'étranger.
Ce rendez-vous à la fois économique et culturel a été une occasion pour admirer les produits de différents segments d'activité artisanale, comme la céramique, la dinanderie, la bijouterie traditionnelle, les habits traditionnels, l'ébénisterie, la broderie, la tapisserie et la marbrerie et même la gastronomie et la pâtisserie traditionnelle.
Quelque 306 artisans (locaux et étrangers) sont venus exposer leur savoir-faire dans un esprit de concurrence et à la recherche d'opportunités de partenariat. Ainsi, la satisfaction se lisait sur le visage des participants le jour de la clôture.
Plusieurs exposants n'en revenaient pas de l'engouement affiché par les visiteurs qui s'étaient déplacés en grand nombre pour découvrir le produit «authentique», comme aiment à le désigner les exposants. Entre autres produits ayant fait le bonheur des visiteurs ' notamment la gent féminine ' l'habit traditionnel kabyle et algérois et les bijoux traditionnels.
Exposant des objets de céramique d'art, Mohamed Chenoufi, un artisan rencontré sur place, a tenu à souligner qu'il «veille à associer dans son travail, l'authentique et le moderne, dans le souci de respecter tous les goûts».
Ce diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts a déploré à cette occasion le manque et la cherté des matériaux utilisés dans ce genre d'activités. En dépit de leurs prix relativement élevés, ces produits d'art restent très demandés, notamment par «les étrangers», s'est-il tout de même réjoui.
Dans les stands réservés aux bijoux traditionnels, étaient exposés des bijoux fabriqués avec finesse et doigté par des artisans soucieux de préserver ce legs culturel, tels les bijoux que porte encore la femme algérienne dans différentes occasions et fêtes dans certaines régions, notamment la Kabylie, Batna, Souk Ahras, Constantine, Tlemcen et le sud du pays. Des bijoux modernes en argent, sertis de pierres précieuses de Turquie et d'Iran, étaient également présentés à cette exposition. Pour ces derniers, nous nos garderons bien de revenir sur les prix...
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)