? Selon le conservateur des forêts de la wilaya d'El Tarf, qui a invité la presse la fin de la semaine dernière à une sortie sur terrain, «les incendies de forêts qui se déclarent ici et là, dans ces zones de 165.000 hectares, sont d'origine criminelle».C'est-à-dire que la main de l'homme n'est pas étrangère à ces actes et dont les auteurs ne sont autres que les gens qui habitent dans les alentours des forêts. Les causes de ces incendies sont en général calculées et sont d'ordre économiques.
Il s'agit, entre autres, de disposer du bois de charbon, de disposer d'espaces pour les pâturages et de découpe de chandelles des arbres d'eucalyptus utilisées comme calage dans la construction.
Des phénomènes loin de s'estomper, eu égard à la faiblesse de l'arsenal juridique qui n'a pas changé depuis trente ans, puisque les auteurs des massacres contre la nature et l'environnement encourent juste des amendes dérisoires.
Ceci dit, les incendies de forêts, depuis le début de l'été ont dépassé les 300 hectares. En ce sens, la colonne mobile, stationnée à El Melha, dans la commune d'El Kala et dont le rayon d'action couvre, outre El Tarf et s'étend à Guelma et Souk Ahras, avec les moyens dont elle dispose, a eu à intervenir à quatre reprises.
A Aïn Assel, où se trouve l'espace réservé à la collecte du liège qui va en général dans les fabriques de transformation du bois et du liège situées à Bejaia ou Jijel, le conservateur des forêts dira que le prix du quintal varie selon la qualité du liège. Pour le liège de 1er choix, la vente se fait aux enchères, entre 10.000 et 14.000 dinars le quintal. Celui dit de 3ème choix, son prix est de 3.000 dinars le quintal ; la vente se fait de gré à gré.
Le volume du liège vendu chaque année varie entre 10.000 et 15.000 quintaux. Des travaux sont en cours à Bougous pour la réalisation de pistes et de passages pare-feux.
La direction des forêts a déploré la réticence des gens qui habitent à la lisière des forêts peu enclins à participer à l'effort de protéger ces espaces sensibles et veulent toujours que la conservation des forêts intervienne à leur place pour des choses qu'ils sont capables de faire. Enfin, il est à noter que le conservateur des forêts, Tayar Mohamed, parti en retraite en 2016 après douze années de bons et loyaux services, aura marqué ce secteur pour les grands chantiers engagés durant son passage et le combat mené sans merci contre les braconniers et les cultivateurs illicites de pastèques sur le cordon dunaire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Ouélaa
Source : www.lequotidien-oran.com