Plusieurs dizaines de manifestants ont empêché, avant-hier après-midi, la circulation automobile au rond-point de Sidi Brahim, à la sortie sud de la ville d'Annaba, pour exiger des autorités locales qu'elles entreprennent des recherches pour retrouver 13 harraga disparus en mer, depuis 4 jours.Les protestataires, des adolescents en majeure partie, ont dressé des barrages au moyen de troncs d'arbres, de blocs de pierre et de pneus enflammés, paralysant le trafic routier sur cet axe routier névralgique.
Devant cette situation chaotique, les automobilistes devant emprunter les Routes nationales 16 et 44 menant respectivement vers Souk-Ahras, Skikda et Constantine, ainsi que ceux qui souhaitaient se rendre dans les quartiers de la Plaine-Ouest se sont retrouvés bloqués de longues heures durant.
Certains ont dû rebrousser chemin, quand ils en ont eu la possibilité, et fait un long détour à partir du centre-ville, afin d'éviter d'être pris dans l'embouteillage inextricable provoqué.
Des témoins affirment que des énergumènes ont profité de la situation en se faufilant entre les files de voitures pour racketter les conducteurs et leurs passagers, dont certains ont réagi avec violence aux menaces de leurs agresseurs, à hauteur du boulevard de l'Afrique notamment, où des rixes ont été signalées.
Nous apprenons, par ailleurs, qu'aux environs de 14h, d'autres protestataires se sont rassemblés devant la caserne du groupement des gardes-côtes, où un important dispositif sécuritaire a été mis en place, afin d'éviter tout débordement.
N'ayant pu obtenir la moindre information sur l'embarcation disparue avec à son bord 13 personnes toutes originaires de la cité du 11-Décembre-1960 et de la commune de Sidi Amar, les membres des familles des harraga ont rejoint à leur tour le rond-point de Sidi Brahim vers 16h. Des sources sécuritaires affirment que la manifestation a pris fin vers 19h.
A. ALLIA
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A ALLIA
Source : www.liberte-algerie.com