Pas d'abribus, pas de toilettes publiques, pas de feux de signalisation' mais où va l'argent du contribuable '
Souk Ahras est la ville où la gabegie est admise comme ingrédient pour une gestion approximative des affaires de la cité et où l'on ne se lasse jamais d'avancer des parades les unes plus loufoques que les autres aux fins de justifier ses carences et adopter le ridicule. Des dizaines de visiteurs étrangers à la wilaya remarquent l'absence de toilettes publiques. La réponse nous est donnée par des élus communaux: «Nous en avons des dizaines montées en préfabriqué et nous attendons toujours la cérémonie de leur remise aux heureux bénéficiaires parmi les jeunes chômeurs.» Ceci côté officiel.
Côté coulisses : une guerre sans merci entre élus de la défunte assemblée communale a empêché leur installation dans certains endroits de la ville. Chacun était muni d'une liste de bénéficiaires avec, en plus, un site qu'il serait capable de détourner ultérieurement. D'autres élus sont venus, la situation est inchangée. Toutes les gares routières de Souk Ahras ne sont pas dotées d'abribus et pour cause, les gestionnaires locaux appréhendent des actes de vandalisme avant leur installation. «Par ces temps de grandes pluies, des voyageurs nous font pitié; nous invitons parfois des familles entières à se mettre sous ces tôles», nous confie un gargotier. La RN16, transformée en boulevard par la force des choses, est devenu un lieu à haut risque pour les piétons. Pas moins de 12 établissements scolaires y sont implantés. Ni feux de signalisation, ni passage cloutée, ni passerelle métallique n'y ont été installés et c'est le passage des poids lourds lors des heures de pointe qui donne des poussées d'adrénaline chez les parents.
«Est-ce trop demandé pour une wilaya qui compte plus de 900 milliardaires d'installer des passerelles pour prévenir les dangers de la circulation. Ou est passé l'argent des contribuables pour faire aussi pauvre à Souk Ahras'» s'est demandé un parent d'élève du lycée Djaber Ibn Hayyenne. Même impression chez le représentant de la ligue du sport pour handicapés qui a récemment soulevé l'absence des circuits aménagés, des sanitaires et des passages pour cette frange vulnérable de la société. Il a déclaré devant les élus de l'APW que l'argent qui coule à flots à Souk Ahras est entre les mains des promoteurs et leurs associés sans plus.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abderrahmane Djafri
Source : www.elwatan.com