Les habitants de Boutella Abdallah (ex-El Frin), une agglomération secondaire de la commune de Aïn El Assel dans la wilaya d'El Tarf, ne décolèrent pas.
Après avoir érigé, il y a moins d'une semaine, un mur en travers de la RN44, ils sont revenus hier à la charge en recourant au même moyen de protestation : ils ont reconstruit le mur en briques, orné de fanions et de drapeaux algériens, en guise de protestation contre les autorités locales, tout en exigeant la libération sans condition des sept inculpés, notamment les anciens moudjahidine. Pour ce faire, ils ont été soutenus par les anciens moudjahidine de cette localité qui, fusil à l'épaule, ont rejoint les nombreux protestataires. Devant cette situation et pour parer à toute éventualité, les renforts du Groupe d'intervention de la gendarmerie (GIR) d'El Hadjar (Annaba) et de la wilaya de Souk Ahras ont été appelés à la rescousse.
«Nous exigeons la libération des sept habitants de notre village, notamment les anciens combattants. C'est une honte de voir des moujahidine septuagénaires écroués avec d'autres citoyens pour avoir réclamé leur droit au logement ou l'amélioration des conditions de vie dans leur agglomération», peste un moudjahid, joint hier par téléphone.
Pour rappel, sept personnes, dont trois anciens combattants de la guerre de Libération, ont été interpellées mercredi dernier suite à la construction d'un mur en briques. A l'heure où nous mettons sous presse, les éléments de la gendarmerie ne sont pas intervenus et les protestataires sont à proximité du mur qui est toujours en place.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Fawzi Gaidi
Source : www.elwatan.com