Le rectorat affirme avoir toujours engagé un dialogue avec les représentants des concernés pour débattre de leurs préoccupations socioprofessionnelles.
Dans un communiqué rendu public, hier, des enseignants universitaires qui ont organisé un sit-in devant le bloc administratif du centre universitaire de Souk Ahras, font état de la dégradation de leurs relations avec les premiers responsables de l'institution. Ces derniers qui auraient tourné le dos aux revendications socioprofessionnelles de la corporation, à savoir le renforcement des moyens pédagogiques, la transparence dans l'attribution des logements, le respect des délais des virements des salaires et de certains arriérés et l'ouverture du dialogue avec le partenaire social, entre autres, sont appelés à revoir les moyens adéquats pour remédier aux préoccupations des enseignants, selon ledit communiqué.
Le cas échéant, une escalade du mouvement de protestation serait imminente. «Tous ces problèmes, et bien d'autres, auraient été aplanis si l'administration avait amorcé le dialogue avec nos représentants qui sont encore privés de l'exercice de leur droit syndical malgré un agrément présenté en bonne et due forme», nous dit l'un des représentants des protestataires. «L'administration en place ne reconnaît pas les textes régissant les relations de travail, ceux relatifs aux organisations syndicales, en première position», tonne un autre qui nous fait savoir qu'aucune réunion officielle n'a eu lieu entre les deux parties à cause du refus du recteur de l'université. Contacté, hier, ce dernier en l'occurrence Youcef Berriche, a déclaré ceci: «Dix à vingt enseignants se sont regroupés hier devant l'administration pour demander à ce qu'un dialogue sur des préoccupations socioprofessionnelles soit ouvert avec leurs représentants, chose que nous avons faite, par le passé, et que nous faisons régulièrement.»
Il citera, à ce titre, ses bonnes relations avec un membre de l'union de wilaya qu'il prend à témoin dans ses rapports avec les enseignants. Les contestataires placent haut le nombre de leurs pairs ayant participé au mouvement et se disent décidés à monter au créneau à partir de mercredi prochain, jour d'une assemblée générale décisive. Dans un autre volet, des étudiants du département des sciences humaines lancent, depuis mercredi dernier, un autre mouvement de protestation à cause de leur exclusion qualifiée d'«excessive» de certains modules. Une correspondance adressée à plusieurs responsables promet un bras de fer imminent avec l'administration.
Le même responsable dira à ce sujet que les étudiants contestataires ont fait l'objet d'une sanction légale à cause de leurs absences non justifiées. Alors que le communiqué remis à El Watan place les étudiants lésés au nombre de 300, le directeur de l'université le limite à 11. C'est une guerre de communiqués qui ponctue depuis peu le déroulement des examens de fin d'année, et les étudiants comme les enseignants parlent d'un malaise profond à l'université. A l'heure où nous rédigions ce papier, les premiers ont engagé un dialogue avec la tutelle. Les enseignants, eux, doivent attendre mercredi et compter avec une autre structure syndicale.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abderrahmane Djafri
Source : www.elwatan.com