Depuis maintenant plus de deux semaines, le phénomène des files interminables s'amplifie au quotidien devant les distributeurs automatiques de billets et les guichets des agences. De l'argent qui se fait toujours rare, sans qu'aucune explication convaincante ait pu être émise par les pouvoirs publics.Tôt le matin, pour ne pas dire tard la nuit, des grappes de personnes commencent à s'agglutiner devant les distributeurs de billets «DAB» dans l'espoir d'être servies avec le risque de retourner en fin de journée les mains vides. La réponse est sèche : «Pas de liquidités», répondent, indifférents, les préposés aux guichets d'Algérie Poste. À Aïn-Beïda, cette situation de crise récurrente n'a jamais été vécue, surtout par les citoyens venus des wilayas limitrophes. On remarque des véhicules immatriculés à Souk-Ahras, Khenchela et Tébessa. On constate, par ailleurs, que les mesures barrières ne sont aucunement respectées, ce qui favorise la propagation du Covid-19 et n'est guère rassurant. Les risques sont majeurs et sont là. Les services de sécurité, tenus de veiller à l'application des lois dans ce genre de situation, sont interpellés à plus d'un titre. Certains usagers que nous avons rencontrés sur les lieux se demandent qu'en sera-t-il pour les vieux retraités, dont les pensions seront versées à partir de la semaine prochaine.
Moussa Chtatha
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moussa Chtatha
Source : www.lesoirdalgerie.com