Mardi à la cité Laâlaouia, trois personnes ont frappé un homme, l'ont tiré par terre, et étranglé jusqu'à provoquer son essoufflement.
La victime, qui pouvait à peine respirer, a reçu deux coups de couteau au ventre. Evacuée en urgence à une structure hospitalière à Annaba dans un état jugé grave, elle a été placée sous contrôle médical. Mercredi à 23h, un groupe de marginaux, composé de dix personnes, ont passé à tabac un jeune de leur âge, avec une violence et un sang froid inquiétants. Coups de pieds en pleine poitrine, coups de poing au visage et à la tête, corps élevé et frappé contre le mur. Le lynchage, qui a duré plus de dix minutes, a failli mettre fin à la vie de la victime, qui criait et suppliait les passants pour le tirer des mains de ces agresseurs.
L'intervention de quelques citoyens n'a pas été d'un grand salut, devant les sabres à peine dissimulés de ce groupe de voyous. Cette scène abominable a eu lieu à la rue de l'ALN, en plein centre-ville de Souk Ahras. Ces actes de violence font désormais partie du quotidien des habitants de la ville qui semble livrée, volontiers, aux bandes de malfaiteurs. Ces dernières se multiplient, grandissent pécuniairement et plus grave encore, organisent leur hiérarchie. Les deux agressions que nous venons de rapporter sont approuvées par des parrains du milieu, qui veillent au grain, même quand «l'affaire», selon leur jargon, revêt un caractère personnel, et c'est là l'étape la plus dangereuse dans la délinquance.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abderrahmane Djafri
Source : www.elwatan.com