
C'est bien d'organiser de telles manifestations pour sensibiliser le public, à condition qu'elles ne prennent pas des allures de «zerda» sur la voie publique.La louable idée d'organiser des portes ouvertes sur la prévention contre les accidents de la circulation ? hormis l'animation créée, hier, autour des stands prévus pour la circonstance ? n'a eu que le mérite d'insister sur la nécessaire mobilisation contre ce fléau ravageur. Des insuffisances d'ordre organisationnel étaient au rendez-vous de cette manifestation à cause, présume-t-on, du manque d'expérience et d'une absence de coordination entre la partie organisatrice et les autres participants. Sous un soleil de plomb, seuls les animateurs des stands étaient à l'ombre et les enfants qui accompagnaient leurs parents devaient précocement quitter les lieux sous peine de subir les effets de la canicule.Les animateurs de ces mêmes stands, peu prolixes dans leur majorité, se limitaient à des généralités. Exception faite du côté des gendarmes et des policiers qui présentaient aux visiteurs des documents, des équipements et des exposés étoffés à ce sujet. Les chants patriotiques lancés simultanément dans plusieurs endroits ont provoqué trop de chahut sur la place de l'Indépendance, à tel point que des groupes ont préféré quitter les lieux en quête d'un endroit plus calme. Ignorant, probablement, à quel public est destinée cette journée, les animateurs ont aussitôt libéré les décibels des chaînes audio sur des chansonnettes pour enfants. Et de vaciller ensuite entre musique andalouse, gasba (chant bédouin) et oriental.La fermeture des artères principales a été l'autre désagrément supporté par la population locale et les automobilistes qui ont critiqué, à juste titre, le recours obsessionnel à cette partie exiguë de la ville. «J'ai dû faire le tour de toute la ville pour contourner la partie concernée par cette manifestation et je dois dire que parcourir toutes ces ruelles et raccourcis n'est pas une sinécure par cette journée de grands embouteillages», a déploré un automobiliste.Pour les commerçants du centre-ville, c'est une improvisation de trop qui a reporté à une date ultérieure la livraison de la marchandise, sinon c'est le recours aux moyens de transport à deux roues pour doper les étals. N'empêche qu'une bonne partie des habitants des rues commerçantes de Souk Ahras a été soulagée de l'inhalation des gaz toxiques des carburants et que l'après-Ramadhan s'annonce peu ou prou riche en animation par rapport à la grande disette qui prévaut depuis plus d'une année.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abderrahmane Djafri
Source : www.elwatan.com