Souk-Ahras - A la une

Chômage latent et droits bafoués Célébration de la fête du 1er mai à Souk Ahras



Chômage latent et droits bafoués Célébration de la fête du 1er mai à Souk Ahras
Cette journée a mis à nu les inégalités, l'absence de perspectives en matière d'emploi, et bien d'autres problèmes dont pâtissent les personnes en activité.
Fêter» la journée du 1er Mai, c'est trop demander à une classe ouvrière éprouvée par les dépassements multiples, l'abus d'autorité et les disparités sociales. Les festivités d'autrefois, que l'on organisait avec fanfare et discours grandiloquents n'y sont plus. C'est d'ailleurs une ambiance maussade qui a caractérisé la journée d'hier, chômée et payée, sans plus.
Le syndicat de Sidi Saïd, actionné depuis son état-major, est sorti dans une timide rencontre avec les travailleurs, récupérés dans leur majorité par les autres organisations. Pas plus de trente personnes ont répondu à son appel pour participer aux festivités, et c'est une coquille vide que l'UGTA a présentée au grand public à Souk Ahras.
Cette journée a également coïncidé avec la grève des employés de l'APC qui continuent le débrayage entamé la veille suite au mot d'ordre du bureau de wilaya du syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (Snapap). Des «montagnes» d'immondices et de déchets ménagers jonchaient le sol hier et les éboueurs semblent résolument décidés à aller de jusqu'au bout pour satisfaire leurs revendications. «En décrétant illégale cette grève, le maire de Souk Ahras à oublié d'allonger la liste des interdits, avec l'absence des mesures d'hygiène et de sécurité pour les travailleurs, la vente des vaccins destinés aux éboueurs et les irrégularités criardes dans les montants des arriérés des travailleurs», tonne l'un des grévistes. Les autres syndicats autonomes, notamment celles de l'éducation ne décolèrent pas. La revendication salariale et autres préoccupations sont encore à l'ordre du jour, sauf que depuis peu les tentatives de récupération partisanes et les infiltrations des courants tendancieux s'opèrent à la barbe des rédacteurs des bulletins de renseignements quotidiens. Cette journée n'a pas manqué de rappeler aux radoteurs des cafés maures les conditions de travail des centaines d'universitaires recrutés dans le cadre du dispositif d'insertion à l'emploi (DAIP).
«Je suis en pré-emploi depuis quatre années et je vous assure que c'est l'esclavage du côté de certaines administrations publiques, le pire est encore dans le secteur privé», dira l'un d'entre eux. Il a évoqué des cas extrêmes d'humiliation et une exploitation de la part des cadres intermédiaires de certains organismes publics. Dans les secteurs des bâtiments et des services, des travailleurs qui triment plus de 10 heures/jour ne sont pas déclarés aux assurances sociales, leurs salaires restent impayés, etc.
L'inspection du travail, l'inspection générale et toutes les autres instances de contrôle sont de moins en moins prolixes s'agissant des infractions à la législation du travail. Le taux réel du chômage n'a jamais été communiqué. La stabilité politique passe inéluctablement par celle du monde du travail et la résorption du chômage, or les responsables de Souk Ahras, peu loquaces dans le domaine, se heurtent à chaque sortie officielle dans les différentes communes, à des émeutiers potentiels, sans en tirer les leçons.
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