J -12 avant le lancement officiel de la campagne électorale, la scène politique s'emballe. Meetings et rencontres avec les militants se multiplient.
Les chefs de partis, petits ou grands, anciennement ou nouvellement agréés, sont sur le terrain avec comme objectif de séduire un électorat pas toujours convaincu de la nécessité de glisser un bulletin dans l'urne. Les promesses se suivent et ne se ressemblent pas. Petit inventaire des phrases les plus cocasses, des positions les plus contradictoires.
Le Smig pour les islamistes
L'Alliance pour une Algérie verte fonctionne au minima : ses leaders affirment que le nombre de femmes sur les listes électorales ne dépassera pas le seuil des 33% fixé par la loi. Aucune candidate ne sera tête de liste ni même en seconde position. L'égalité des chances reste encore au stade des promesses. Pour faire passer la pilule, les chefs de file des islamistes disent miser sur la qualité et non pas sur la quantité en donnant la priorité aux universitaires.
Menasra se rapproche d'El Mouradia
Le président du Front du changement opère un rapprochement avec le siège de la présidence : Menasra était en effet hier en meeting à la salle de cinéma d'El Mouradia pour un meeting populaire. Il y a développé ses thèses à quelques encablures de la présidence.
Des législatives sans Belkhadem '
Rien ne va plus au Front de libération nationale. Des membres influents du plus vieux parti lancent une pétition pour convoquer une réunion extraordinaire du comité central pour évincer Belkhadem. Un coup dur pour le secrétaire général du FLN, en très mauvaise posture. Il fait non seulement face à une fronde sans précédent mais semble être lâché par le président de la République et non moins président d'honneur du FLN. Le numéro un du FLN résistera-t-il ou quittera- t-il la scène politique avant même le rendezvous électoral ' Les paris sont ouverts…
Quand le foot entrave Djaballah
Abdallah Djaballah a dû revoir son carnet de campagne en annulant un meeting prévu samedi à El Eulma. Des heurts ayant éclaté après le match MC El Eulma-JSM Béjaïa, le leader du Front de la justice et du développement a été forcé d'annuler une rencontre populaire qu'il prévoyait d'y tenir. Un événement que l'équipe de campagne de Djaballah n'avait certainement pas prévu…
Au plus offrant !
Etranges critères que ceux retenus par le FNA pour la confection des listes électorales. A Souk Ahras, on ne parle plus que de cette liste que devait mener un jeune universitaire qui s'est vu tout simplement éjecter de la liste après avoir été plébiscité lors des primaires. Il a tout simplement été remplacé par un homme d'affaires et non moins député sortant que la rumeur soupçonne d'avoir chèrement payé sa place en tête liste.
Les menaces de Soltani
Bouguerra Soltani ne fait pas les choses à moitié. Après avoir découvert les vertus de l'opposition, il menace tout simplement «le pouvoir», affirmant que ce dernier «a tout intérêt à organiser des élections propres. Il y a le printemps arabe qui le guette à tout moment en plus des observateurs et des médias qui ont les yeux grands ouverts sur l'Algérie».
La proposition de Mohamed Saïd
Le numéro un du Parti pour la liberté et la justice n'oublie visiblement pas son passé de journaliste. Il vient en effet de faire une proposition afin que le champ médiatique soit un peu plus ouvert. Il propose à l'Etat de «céder aux journalistes professionnels des crédits à taux bonifiés afin qu'ils créent des chaînes de télévision». On ne sait toujours pas ce que Nacer Mehal en pense….
Pourquoi pas l'encre phosphorescente '
Les propositions pour assurer un scrutin libre pleuvent. Boucherma, le coordinateur général des partis des jeunes, y va de la sienne. Il propose l'usage de l'encre phosphorescente qui, selon lui, sera un gage de crédibilité du scrutin. Le ministère de l'Intérieur n'a pour l'heure pas fait savoir sa position…
Des candidats branchés '
Les candidats à la députation ont-ils tous l'intention d'utiliser les nouvelles technologies pour séduire un électorat pour le moins réticent ' S'ils ne le font pas, ils ne pourront néanmoins pas accuser les pouvoirs publics de ne pas leur faciliter l'accès à internet. Moussa Benhamadi, le ministre du secteur, promet en effet des mesures à même de leur permettre d'investir le Web. Le feront-ils pour autant '
Mortelle décision
Ayant appris le rejet de la liste qu'il devait mener lors des législatives, Marès Mohamed, un candidat FLN, aile redresseur, qui était en tête d'une liste indépendante, a trouvé la mort suite à un malaise cardiaque. Il n'a, en effet, pas survécu à l'annonce de cette décision aux conséquences malheureuses.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nawal Imès
Source : www.lesoirdalgerie.com