Souk-Ahras - A la une

Après le pétrole, les mines...



Après le pétrole, les mines...
«Un de perdu, dix de retrouvés!». La formule convient parfaitement à l'actuel développement de notre économie hors hydrocarbures. D'un montant global de 4,5 milliards de dollars, trois accords d'investissements, entre deux entreprises algériennes et un groupe industriel indonésien, ont été signés, lundi dernier. Il s'agit d'exploitation et de transformation des phosphates ainsi que de production d'ammoniaque. Les sites se trouvent à Tébessa, Souk-Ahras et Skikda. En juin dernier, Abdessalem Bouchouareb a lancé à Béchar un projet d'exploitation de manganèse en partenariat avec une société chinoise. Là aussi, il s'agit d'exploitation et de transformation. Un peu plus loin, à Abadla, il a lancé un autre projet de production et de transformation de baryte pour couvrir la partie importée pour l'industrie pétrolière. Pour le ciment, Bouchouareb a assuré que ce produit ne sera plus importé dès la rentrée. Un autre immense gisement à ciel ouvert, celui du fer de Gara Djebilet sera bientôt en exploitation. Le pétrole n'est pas la seule richesse naturelle de l'Algérie. Le sous-sol regorge de produits miniers, comme ceux que nous venons d'évoquer. En surface la qualité et la superficie de nos terres irriguées nous permettent non seulement d'assurer notre sécurité alimentaire, mais aussi aller vers l'exportation avec les excédents. Tout ceci est à nos pieds. Au-dessus de nos têtes, il y a une autre richesse éternelle qui est l'énergie solaire. Aujourd'hui, la décision de relancer la production minière est prise. Bouchouareb avait dit à ses cadres réunis en mai dernier, que «l'année 2016 sera l'année des mines». En suivant les investissements dans ce secteur, on se rend compte que le calendrier est respecté. Des mines connues mais jamais exploitées comme celle du manganèse de Béchar, vont enfin entrer en activité. Ce nouvel élan donné au secteur minier intervient après la chute du baril. Ainsi de nouvelles recettes viendront remplacer les recettes des hydrocarbures en recul. Dès lors, pourquoi attendre un autre «cataclysme» pour généraliser la production d'énergie solaire' Pour encourager les entreprises et même les particuliers à la production de leurs besoins propres' Beaucoup de pays, moins ensoleillés que nous, ont déjà opté pour cette solution. Sans oublier le tourisme, qui est une autre «mine d'or» qu'un jour, forcément, nous exploiterons mieux qu'aujourd'hui. Sans compter la diversification de notre tissu industriel en cours. Ce rapide inventaire permet d'attester que notre pays est l'un des plus riches du monde. Avec ou sans le pétrole!
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