Toutes les communes qui ne disposent pas d'un service de maternité transfèrent leurs parturientes aux structures sanitaires du chef-lieu, où sont inscrits leurs enfants, parfois contre leur gré.
Si les services de l'état civil du chef-lieu de la wilaya de Souk Ahras sont quotidiennement submergés par des demandeurs des différentes pièces exigées pour la composition des dossiers administratifs, c'est surtout à cause d'une désorganisation criarde du personnel mais aussi à cause d'une absence de coordination entre l'APC et les autres partenaires.
Des employés avec lesquels nous nous sommes entretenus récemment ont tous critiqué la manière avec laquelle est gérée l'opération d'inscription des nouveaux-nés. «Toutes les communes qui ne disposent pas d'un service de maternité transfèrent leurs parturientes aux structures sanitaires du chef-lieu, lesquelles mettent au monde quotidiennement une moyenne de 30 à 40 nouveaux-nés (') l'administration de l'hôpital oriente les parents vers les services de l'état civil, une mesure somme toute naturelle vu l'absence d'initiative de la part de la commune du chef-lieu (') et c'est là où ils doivent impérativement inscrire leurs enfants, parfois contre leur propre gré», a expliqué un agent des services de la commune. Et un autre d'ajouter : «Il faut reconnaître que sans une décision du conseil communal, cette manière d'agir ne changera point, nous en avons avisé les maires précédents sans jamais atteindre les effets escomptés.
Ceux de l'actuelle commune sont déjà au courant du problème. Voici la déclaration d'un citoyen de Kheddara, éprouvé par les déplacements inutiles vers et depuis sa commune pour retirer un extrait de naissance : «Dans la commune où je vis l'extrait de naissance est délivré en moins d'une minute, ici c'est le calvaire et c'est la faute aux services communaux qui imposent le transfert sans lecture des dossiers des nouveaux-nés.»
Contacté à ce sujet, un élu de l'APC nous a déclaré qu'il ignorait le problème.
Plus de 600 nouveaux-nés dont les parents vivent dans des communes lointaines sont inscrits à Souk Ahras contre la volonté de leurs propres parents, selon une source des services de l'état civil.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abderrahmane Djafri
Source : www.elwatan.com