Souk-Ahras - A la une

18 millions de quintaux attendus



Une récolte attendue de tomate industrielle appelée à dépasser le niveau des précédentes années, malgré les aléas climatiques.Ce qui a imposé au ministère en charge du secteur de mettre en place des mesures d'intervention sur le terrain en termes de moyens à mobiliser pour la livraison de la récolte par les agriculteurs vers les unités de transformation. Pour également anticiper sur les contraintes liées à la programmation de la récolte afin d'éviter les chaînes constatées lors des dernières campagnes. Il faut dire que le niveau de récolte attendu avec, nous a-t-on informés, dix-huit millions de quintaux de tomate industrielle à triturer pour 2019, est une réelle performance.
Elle ne sera pas la seule, à la lecture des statistiques de récoltes émises par les services du même MADRP. Dans le lot, il y a les 283.000 quintaux de lentilles. Cette quantité justifie la satisfaction affichée par les agriculteurs. Satisfaction aussi à la lecture des chiffres émis par la même institution relatifs à d'autres cultures. Ils frôlent la barre de l'autosuffisance alimentaire dans plusieurs filières agricoles en Algérie. Notamment celles des céréales, des fourrages, le lait, l'ensemencement ou les intrants. Les résultats des récoltes représentent un argument de taille à même de justifier le sourire de satisfaction affiché par les représentants du MADRP, et ce, même s'il reste encore beaucoup à faire. Il faut dire que les agriculteurs comme les transformateurs de la tomate industrielle ont la partie belle durant cette campagne 2019 entamée début juillet.
Quantité et qualité sont au rendez-vous. Les wilayas de Souk-Ahras, Skikda, Annaba, Guelma et Tarf représentent à elles seules 80 % de la production nationale de tomate industrielle. Elles sont connues pour être spécialisées dans la culture et la transformation de la tomate industrielle. La filière devrait connaître un réel essor avec les 27.000 hectares qui augmenteront les surfaces destinées à la culture de la tomate de transformation comme à Tamanrasset et M'Sila.
«L'engouement manifesté pour cette activité agricole figure parmi les éléments ayant contribué à la promotion de cette filière», a déclaré le même responsable qui a fait état aussi de l'augmentation du nombre des transformateurs. Selon lui, cela devrait contribuer «au développement de la filière tomate industrielle, notamment dans les régions où cette activité n'était pas exercée», a révélé le directeur du développement des produits végétaux auprès du MADRP, Mokrane Maâmar.
Et si les perspectives de récolte sont des plus favorables avec pas moins de 18 millions au plan national, dont plus de 7 millions pour la seule wilaya de Tarf, l'on s'attend à des pointes de récolte de 1400 qx/ha. Il reste que, aussi paradoxal que cela puisse paraître, le récurrent problème de mévente du double et triple concentré de tomate (C.T) local. Chacun s'accorde à pointer du doigt cette situation qu'il attribue aux importations du concentré de tomate de Chine. Des dispositions ont été récemment prises par l'État. Il s'agit de l'émission d'un décret fixant à 200 % la taxe douanière applicable à toute importation du double et triple concentré de tomate.
Ce qui semble avoir servi de frein à ce qui s'apparentait à un trafic de devises. Sinon, comment expliquer le fait que malgré l'autosuffisance du marché national en double et triple concentré de tomate, ces deux produits importés de Chine s'imposaient toujours sur le marché national de la consommation. C'est ce qu'avaient dénoncé, à maintes reprises, les agriculteurs et transformateurs agroalimentaires algériens. Les mêmes sources avaient cité le secrétariat général du MADRP comme étant à la source de ces opérations d'importation. Les bouleversements politiques et socioéconomiques ayant caractérisé le pays, dès le mois de février 2019, y ont mis un terme.
Ce qui a stimulé l'ardeur des agriculteurs. C'est dire que le «Hirak» a été pour beaucoup dans la clarification des positions des uns et des autres en ce qui concerne le sens à donner aux démarches liées au développement économique de notre pays, notamment, les institutions bancaires et douanières qui, en appliquant initialement la bureaucratie, accordaient les aides de l'État à la tête du client, corruption oblige. Cette année 2019 devrait donc permettre aux agriculteurs producteurs de tomate industrielle et aux transformateurs de ne plus être confrontés au non-droit. De quoi rendre heureux plus d'un.
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