Depuis quelques jours, de sérieuses perturbations dans l'alimentation en
eau potable des foyers ont été enregistrées au niveau de la ville de Skikda, où
les robinets sont restés à sec 5 à 6 jours, parfois plus dans certains cas,
comme en ont témoigné des citoyens excédés, notamment ceux habitants la Cité
des Aurès, qui soulignent n'avoir pas eu d'eau depuis plus de 10 jours.
Contacté à ce sujet, le
responsable de l'ADE de Skikda, M. Slimane Berrouag, réfute qu'il y ait eu plus
de 5 jours de pénurie d'eau et impute le problème de manque d'eau actuel, à un
brusque arrêt de l'unité de dessalement d'eau de mer, sise à la zone
industrielle de Skikda, unité livrée récemment par une firme espagnole qui l'a
réalisée. Cette panne a été à l'origine des perturbations enregistrées car, sur
des besoins estimés à 100 000 mètres cubes par jour, l'offre n'atteint plus que
60 000 mètres cubes, soit un déficit de 40 000 mètres cubes qui explique la
tension enregistrée ces jours-ci.
La même source indique que le
retour à la normale, en matière d'approvisionnement d'eau, n'aura lieu qu'à
l'issue des réparations de l'unité de dessalement en cours et que l'entreprise
espagnole a promis de régler dans le courant de la semaine prochaine. D'ici là,
la répartition des volumes disponibles obéit à une programmation établie en
concertation avec les autorités locales. Elle devra toucher équitablement
l'ensemble des quartiers de la ville. Fait curieux, signalent certains
citoyens, le problème d'eau ne se posait pas à Skikda pourtant, avant la
réalisation de la station de dessalement, ce à quoi rétorque le directeur de
l'Unité ADE de Skikda, que la distribution de l'eau est faite selon des quotas
et Skikda ne bénéficie que de 50 000 mètres cubes par jour en eau provenant des
barrages.
Pourtant, à un certain moment, on
soutenait que Skikda serait la première wilaya à assurer son autosuffisance en
matière d'eau à partir des barrages seulement. Toujours est-il qu'à l'ADE on
reconnait que pour localiser les points noirs en matière de distribution d'eau,
des inspections ont lieu au niveau des différentes parties de la ville.
Celles-ci serviront à recenser les parties du réseau qui ne reçoivent pas d'eau
contrairement à d'autres, et sur la base des informations recueillis auprès des
citoyens de manière, faire supporter le fardeau du manque d'eau équitablement.
En gros, la ville, qui recevait à
elle seule auparavant 60 000 mètres cubes d'eau par jour, doit partager cette
quantité avec la plateforme pétrochimique durant tout le temps que durera la
panne par ces temps de canicule. Un enfer que devront endurer les citoyens pris
de court pour n'avoir pas eu le temps de faire des réserves. Skikda devra donc
prendre son mal en patience en espérant la réparation rapide des installations
de dessalement.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Boudrouma
Source : www.lequotidien-oran.com