Cent agents de sécurité, relevant de la société de gardiennage PSG, en charge de prestations au profit du complexe GNL (GL1K), sont entrés en grève de la faim, depuis jeudi 31 juillet 2008, à 21h00.
Ils entendaient se solidariser avec un de leurs collègues admis en urgence à l'hôpital de Skikda dans un état grave avec un pic élevé de tension et une hyperglycémie. La dégradation de son état de santé est due à une forte pression en relation avec les problèmes professionnels endurés en compagnie de ses autres camarades qui traversent, tous, une situation de précarité de leur emploi. Depuis déjà 15 jours, ils ont refusé de renouveler la signature du contrat de travail les liant à PSG. Ils demandent, tout simplement, l'intégration à l'effectif de Sonatrach qui s'est déchargé de cette mission au profit de prestataires, dans le cadre de l'externalisation de certaines de ses missions.
A noter que ces travailleurs avaient, par le passé, déjà entamé la même démarche, une première grève de la faim, pour faire entendre raison aux responsables de Sonatrach, en vu de les intégrer dans son effectif mais la seule nouveauté est le changement d'employeur de la société SPAS qui était détentrice du marché, ils ont été intégrés à PSG qui a pris la succession. Depuis, il semble que la situation n'a pas évolué d'un iota pour ces travailleurs qui estiment avoir été à la hauteur dans toutes les missions qui leur ont été dévolues y compris la garde rapprochée, durant les déplacement de personnels étrangers. C'est donc pour toutes ces raisons qu'ils ont décidé de réagir d'une façon concertée pour revendiquer «leurs droits» mais l'admission à l'hôpital de leur collègue a précipité leur action. Ils ont décidé d'observer la grève de la faim en vaquant à leur poste normalement jusqu'à ce que l'on trouve une solution à leur cas. Hier, malheureusement, la nouvelle du décès de leur collègue hospitalisé est tombée comme un couperet. En effet, l'agent admis depuis le 31/07/2008 a succombé, laissant une veuve et 5 enfants, il avait la cinquantaine; sa situation sociale et les problèmes professionnels auxquels il faisait face ont eu raison de lui. Son enterrement devrait avoir lieu hier (samedi) et ses collègues qui se sont relayés pour lui rendre visite sur son lit d'hôpital, devraient prendre part à la cérémonie d'enterrement, le coeur rempli d'amertume...
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A B
Source : www.lequotidien-oran.com