
L'Assemblée nationale populaire issue des législatives du 4 mai dernier connaît déjà ses premiers accrochages même si pour l'instant, les échanges entre les élus de l'opposition et la majorité parlementaire sont faits à distance.Depuis l'installation de l'élu de Skikda, Saïd Bouhadja, à la présidence de l'APN, et malgré ses déclarations de bonne intention d'instaurer un dialogue avec tous les élus, l'ancien porte-parole du FLN ne semble pas avoir convaincu certains partis.Premier acte, le président de la nouvelle APN invite les chefs de groupes parlementaires pour discuter de sujets concernant l'Assemblée, son fonctionnement, ses structures et le nouveau "mode d'emploi" suivant les modifications apportées par la nouvelle Constitution. Une sorte d'inauguration d'un rite initiatique pour s'adapter aux dispositions de la Constitution. Cependant, des partis d'opposition, à l'instar du PT et du FFS, ont décidé de se passer de cette rencontre. Un boycott qui pourrait être un prélude à des rapports tendus entre la majorité et l'opposition pendant cette mandature qui vient de commencer avec des malentendus.L'épisode de l'installation des structures de l'APN, dominées par la majorité parlementaire, a fait également réagir des partis de l'opposition qui n'a pas eu de sièges dans les commissions. De son côté, Saïd Bouhadja a répliqué hier à ces partis, notamment les islamistes de l'alliance FJD-El Bina et Ennahda, en déclarant que "les structures de l'APN ont été choisies conformément au règlement intérieur de l'APN en vigueur, et ce, à travers le dialogue et une longue consultation entre les groupes parlementaires", rapporte l'APS. En clair, Saïd Bouhadja est dans son rôle en invoquant des dispositions réglementaires lui permettant de s'adjuger la présidence de la majorité des commissions de l'APN. Ce qui n'a pas empêché les élus du FJD de Djaballah, une minorité d'habitués des surenchères et des grands bruits dans l'hémicycle, de crier au loup, parce que, certainement, n'ayant eu aucun siège dans les commissions. Et c'est le MSP qui gagne en intégrant des commissions où ses élus peuvent tout au moins imposer leur touche dans les projets de lois qui leur seront soumis.Paradoxalement, c'est le PT qui n'a pas été aux consultations de Bouhadja et le FJD qui ont lancé l'offensive contre le président de l'APN en révélant des couacs : l'un ayant affirmé ne pas avoir été informé du calendrier de mise en place des structures de l'Assemblée et l'autre en distillant des doutes sur le calendrier et le fonctionnement futur de l'APN. Une anticipation sans véritable raison, mais qui dénote de la posture systématiquement contre de ce parti, quand bien même cette posture peut nuire aux activités de l'opposition de manière générale en jouant un rôle de parasitage. Aussi, le parti FJD préfère-t-il jouer en solo et rarement adhère aux initiatives de l'opposition.Bouhadja rassure enfin que "l'Assemblée s'attellera à approfondir la pratique démocratique et impliquer l'opposition dans les travaux de l'APN". De quoi contredire les diatribes de Lakhdar Benkhelaf du FJD.Djilali B.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djilali Benyoub
Source : www.liberte-algerie.com