
Un lycéen de terminale a chuté, jeudi dernier, alors qu'il tentait de regagner sa classe à partir de l'enceinte du stade du lycée Larbi Tébessi, dans la ville de Skikda.Evacué en urgence vers le nouvel hôpital, il s'en sortira avec une fracture au bras ayant nécessité la mise en place d'une broche. «Heureusement qu'il n'est pas tombé sur la tête», estiment ses amis présents avec lui lors de cet accident. Selon leurs témoignages, le jeune blessé, tout comme une grande partie des lycéens de Larbi Tébessi, tentaient d'arpenter les fondations d'un projet d'escalier jamais achevé pour regagner sur plus de 03 mètres de hauteur le stade du lycée et de là à rejoindre sa classe. «On se rabat souvent sur les dalles de ce projet qui jouxte la muraille du stade du lycée pour accéder à l'établissement», affirment, sans gêne aucune, des lycéens. En d'autres termes, le projet d'escalier lancé il y a une dizaine d'années a été abandonné, laissant ainsi des tonnes de béton et de ferraille corrodées à la portée des lycéens.Plus grave encore, les assises de ce projet mort-né, s'assimilent à un véritable escalier en béton menant directement à l'enceinte du stade du lycée. Enjamber cette charpente n'est cependant pas sans risque, puisque les jeunes usent souvent de planches en bois pour relier le sommet du projet qui culmine à plus de trois mètres à l'enceinte du lycée. Cette situation n'a cessé depuis d'encourager les lycéens retardataires à prendre ce raccourci, en dépit des dangers évidents qu'une telle situation laisse présager. Des enseignants rapportent que cet accès sauvage au lycée ne profite pas seulement aux élèves retardataires, mais aussi à des personnes intruses également. «Les week-ends surtout, des jeunes étrangers au lycée profitent, eux aussi, des restes du projet d'escalier pour s'immiscer au stade du lycée et y tenir des tournois de football.Chaque fois, on fait appel à la police pour les déloger, mais la situation perdure encore. Au niveau de l'établissement, on a essayé d'y remédier mais la seule solution nécessiterait l'élévation d'un mur de clôture sur la partie concernée, seulement cela nécessitera une enveloppe de 50 millions de centimes, solution que l'administration du lycée ne peut adopter, ni du point de vue financier, ni de celui des prérogatives propres aux établissements scolaires», rajoute un enseignant.Approché, M. Tabbouche, président de l'APC de Skikda, explique que ce projet date de plus de 10 années. «Il a été abandonné pour des considérations judiciaires. A notre niveau, on a déjà tenté de relancer une nouvelle étude avec le bureau ayant déjà travaillé sur ce projet, mais ce dernier nous a exigé d'abord d'être payé pour les premiers travaux, chose qu'on ne pouvait assurer. Néanmoins, nous allons lancer une nouvelle étude pour trouver une solution finale à ce problème qui a effectivement trop duré». Osons espérer que cette fois-ci sera vraiment la bonne.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Khider Ouahab
Source : www.elwatan.com