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Un chef de daïra échappe à un lynchage Manifestations à Tamalous et Ben Azzouz (Skikda)



Un chef de daïra échappe à un lynchage                                    Manifestations à Tamalous et Ben Azzouz (Skikda)
La wilaya de Skikda a été secouée, ces dernières quarante-huit heures, par deux émeutes, l'une à Ben Azzouz, au nord-est de Skikda, et la seconde à Tamalous, au sud-ouest de la wilaya.
Si les événements qui ont concerné Ben Azzouz dans la matinée d'hier n'ont pas connu de dépassements, ceux qui ont eu lieu à Tamalous, dans la nuit de dimanche à lundi, ont par contre failli dégénérer.
Des sources locales rapportent que la résidence du chef de daïra a été la cible de projectiles. «Les manifestants ont même tenté de forcer le portail pour accéder à la résidence, n'était l'intervention énergique des forces de l'ordre», témoigne un habitant joint par téléphone. Par mesure de sécurité, le chef de daïra et sa famille ont quitté leur domicile la nuit même. L'intervention des éléments de la BMPJ s'est poursuivie pour tenter de disperser les manifestants, ce qui a engendré des heurts opposant policiers et émeutiers. Les mêmes sources ajoutent que trois jeunes manifestants ont été interpellés.
Cette furie qui n'a fait que s'envenimer depuis déjà plus de quatre jours était prévisible, selon des habitants de Tamalous. «Les manifestants n'ont cessé depuis plusieurs jours de revendiquer la révision de la liste d'attribution de 200 logements entrant dans le cadre de la résorption de l'habitat précaire. S'estimant lésés, ils ont à maintes reprises barricadé la RN85 qui relie Skikda à Collo, avant de passer à une attaque en règle contre la résidence du chef de daïra», expliquent plusieurs habitants.
A Ben Azzouz, des dizaines de citoyens ont tenu un sit-in devant le siège de la daïra pour exiger «le départ du chef de daïra». Arborant une plateforme de revendications, ils évoquent plusieurs manques que vivent les jeunes de la commune. «On a attribué plusieurs logements à des personnes qui les mettent aujourd'hui en vente ou en location», estiment les signataires de la plateforme. Ces derniers évoquent également le besoin de doter leur commune d'une maternité et dénoncent l'attribution des postes d'emploi à des personnes ne résidant pas dans leur commune.
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