Le rallye qu'effectuent quotidiennement les transporteurs privés sur les lignes urbaines devient une pratique de conduite dangereuse, voire mortelle. Il deviendrait imminent pour les instances compétentes de sévir, car les chauffeurs se drapent d'une impunité pour le moins douteuse.
Les deux dessertes qui sont le plus sous les feux de la rampe sont Bouyala et Zeramna, deux cités implantées sur les hauteurs de la ville. On dirait que les chauffeurs sont tout droit sortis d'un film catastrophe. Il n'y a qu'à observer la vitesse avec laquelle ils roulent pour s'en convaincre. Le pire c'est que cela se passe dans des agglomérations à forte densité d'habitants, au sein desquelles sont implantés des groupements scolaires fonctionnels d'où les écoliers sortent en courant, sur des pentes dangereuses où les piétons marchent sur la voie bitumée, faute de chaussées aménagées. Il y a aussi le fait de la libéralisation immodérée des lignes de transport, parfois, en une semaine, 4 autorisations d'exploitation des lignes sont délivrées pour la même desserte. Cela a créée une concurrence acharnée pour les places, comme cela se passe dans différents domaines. Les chauffeurs stationnent le temps qu'ils veulent et démarrent en trombe, mettant ainsi la vie des usagers en danger. Ils prennent tout le temps pour faire le plein, et ne se sentent pressés qu'à la vue d'un autre bus venu presque en volant. Une anarchie règne dans le secteur. Et c'est peu de le dire. Même les transporteurs de l'ETUS, dont quelques-uns sont issus du secteur privé, ont été contaminés, les bus Van Hool ne semblent munis que d'accélérateurs ! Récemment, on a assisté, dans le cadre du progrès de l'acte de conduire, d'un comportement nouveau. Il s'agit, outre le casse-tête des forts décibels (fait devenu normal), du rassemblement autour du chauffeur, du receveur et de quelques amis, au cours duquel les intervenants discutent à voix haute sur des faits de société, en particulier des relations extraconjugales ! On apprend aussi que la plupart des chauffeurs et receveurs sont de simples employés par le propriétaire des moyens de transport en commun. D'où la fameuse réplique : «Qu'est ça peut me foutre le fait que tu stationnes ici ou la, que les usagers se sentent dérangés ou qu'ils décident de ne pas prendre ce bus. De toute façon, il m'appartient. » En revanche, les propriétaires qui sont directement chargés de la conduite de leurs véhicules, sont plus respectueux envers leurs clientèles. A notre humble avis, une petite réorganisation s'impose, la vie des humains est ce qu'il y a de plus précieux sur terre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zaid Zoheir
Source : www.lesoirdalgerie.com