La première expérience de culture du fruit du dragon dans une exploitation agricole privée de la commune de Beni Bechir, au sud de la wilaya de Skikda, dans le cadre d'un partenariat algéro-chinois, a été couronnée de succès. Salah Laabidi, propriétaire de l'exploitation et pionnier dans la culture de ce fruit tropical à Skikda, a souligné que son expérience avec le dragon, ce fruit "exotique" par sa forme et son goût, "a réussi à 100% et a donné des résultats très encourageants". "L'idée de cultiver ce fruit méconnu des Algériens constituait une aventure aux résultats incertains", a confié cet agriculteur, qui a précisé que l'idée lui a été proposée en 2019 par des Chinois. Et ce n'est qu'après de multiples recherches sur la culture et les bienfaits nutritifs de ce fruit, également appelé pitaya, qu'il a décidé de se lancer dans cette aventure en enlevant plusieurs arbres fruitiers pour les remplacer par une serre."Une année seulement après les premières plantations, les résultats ont été surprenants, révélant que cette plante s'acclimate parfaitement au sol et au climat de la wilaya de Skikda", a-t-il dit, précisant qu'il a aussitôt décidé de développer cette culture, à laquelle il affirme consacrer aujourd'hui 35 serres sur une superficie totale de trois hectares. Les premiers arbustes utilisés dans la "serre-mère" ont été ramenés de Chine et l'exploitation a fini par produire ensuite ses propres arbustes utilisés dans les autres serres, a précisé le même cultivateur.
Le mûrissement de ce fruit se prolonge pendant six mois de l'année, de juin à décembre, et chaque serre produit près de deux tonnes, a précisé Laabidi, qui a affirmé sa disponibilité à assurer la formation et le suivi aux agriculteurs désireux de cultiver le pitaya. Mme Gao Lee, la responsable de la société chinoise en partenariat avec cet agriculteur skikdi, a souligné que l'objectif de la culture en Algérie de ce fruit riche en vitamines et en fibres est de le faire connaître aux familles algériennes.
Le pitaya est un fruit tropical riche en antioxydants qui réduisent les inflammations, empêchent la dégénérescence des cellules et protègent contre les maladies cardiaques, le cancer, le diabète et l'arthrose. La peau du pitaya est rose, et sa pulpe rouge, charnue et parsemée de petites graines, avec une saveur mixée rappelant le kiwi et la pastèque.
APS
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : APS
Source : www.liberte-algerie.com