Hier, des dizaines d'étudiants exclus de l'université du 20 Août 1955 de Skikda, de la filière droit, ont tenté pour la seconde journée consécutive de bloquer l'accès à la faculté de droit de Merdj Eddib. Ils entendaient protester contre la mesure qui vient de leur être appliquée à savoir, selon les explications qui nous été données par les protestataires, «l'exclusion pure et simple en application d'une prétendue circulaire ministérielle instruisant les recteurs de radier de leurs listes les étudiants détenteurs du Bac 2008 qui n'ont pas terminé leurs études». Ces étudiants reprochent à l'administration de ne pas leur accorder la moindre importance, pis encore, racontent certains : ‘'Nous avons été menacés de poursuites judiciaires alors qu'on demande seulement le droit de poursuivre nos études perturbées par l'application du LMD''. Hier, les étudiants protestataires se sont massés devant le portail de la faculté de Merdj Eddib pour interdire l'accès aux autres étudiants. Selon les étudiants, la police est intervenue pour mettre un terme au sit-in, en conduisant au poste quatre étudiants et menaçant les autres d'interpellations. Un des étudiants affirme, l'air abattu : ‘'On ne comprend pas pourquoi on nous ferme toutes les portes à chaque fois, alors que dans d'autres universités, il n'y a pas eu d'exclusion ' Skikda est-elle au-dessus du lot ' Que se passe-t-il dans cette université où aucun responsable ne nous écoute ' Au niveau du ministère de l'Enseignement supérieur où nous nous sommes rendus, on nous a pourtant ouvert les portes, on a été entourés de compréhension en nous donnant l'occasion d'exprimer nos doléances en l'absence d'interlocuteur à Skikda. On nous a ensuite orientés vers le recteur de l'université de Skikda seul à même de régler notre problème qui reste de son ressort. A notre retour, on nous accueille en brandissant la menace de plainte à notre encontre, nous reprochant d'avoir osé nous rendre au MESRS''. A ce propos, on signale qu'un des étudiants ayant entrepris le déplacement à Alger a été hospitalisé par ses camarades, victime d'hypothermie alors qu'il attendait la levée du jour à la gare Kharrouba où le groupe était arrivé à une heure matinale. Du côté de l'université, on affirme que les exclus sont au nombre d'environ 160 et que la solution de leur problème dépasse la faculté de droit. Un des responsables a affirmé qu'il est vrai que l'administration a même commencé par inscrire des étudiants et leur remettre leurs cartes puis se rétracter par la suite après avoir réalisé que l'instruction du ministère doit être appliquée, ce qui a été fait même tardivement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Boudrouma
Source : www.lequotidien-oran.com