Skikda - Revue de Presse

Skikda : Quand l'APC se fâche...



Les badauds de passage par l'avenue Houari Boumediène ont remarqué ces jours-ci le spectacle insolite crée par la présence d'un amas de ferraille entassé devant l'entrée d'un restaurant luxueux qui venait à peine d'ouvrir ses postes. Il s'agit en réalité des restes de la démolition de la belle devanture réalisée par la propriétaire pour embellir le coin. Ne l'entendant pas de cette oreille, la municipalité a jugé que la propriétaire du restaurant n'avait pas respecté la teneur de l'autorisation (n°1324/2008 du 18/06/2008) concernant la pose d'une frise en structure légère qui lui a été accordée par ses services. Ceci en sus d'une autre autorisation de mettre 4 tables devant le local qui lui a été accordé.

Avant de passer à la démolition, l'APC de Skikda a mis en demeure la propriétaire, le 30 juillet 2008, d'enlever la devanture au motif qu'elle n'était pas conforme à l'autorisation, ce à quoi cette dernière a rétorqué le 31 juillet 2008, par voie d'huissier de justice, que les travaux de pose de la devanture respectaient les termes de l'autorisation. Ceci tout en soutenant qu'il n'existait aucune entrave à la circulation des passants. Elle a déclaré enfin qu'elle a procédé à des travaux de nettoyage et d'embellissement dont elle attendait une meilleure considération de la part de l'APC.

Le restaurant de luxe devra donc se passer de la devanture, ainsi en a décidé l'APC, qui a entrepris l'ouvrage au grand dam du propriétaire qui a jugé par tous les saints avoir respecté l'autorisation. «Les techniciens de l'APC sont bien sortis pour constater les travaux en cours et n'ont pas trouvé à redire, alors pourquoi cet acharnement ?». Il prétendra même qu'il a été victime d'un règlement de compte, «puisque d'autres commerces ont effectué des travaux sans être inquiétés... De plus, la fermeture du passage invoquée est contredite par le constat d'un huissier de justice qui a relevé que le passage attenant au local n'est pas fermé !».

Pourtant, côté APC de Skikda, c'est un tout autre son de cloche. Le directeur de l'urbanisme contacté a affirmé que c'est suite à une plainte des voisins du quartier qu'il est sorti lui-même sur le terrain pour constater de visu l'état des lieux. Et suite à cela, il a demandé au propriétaire d'enlever la devanture et de libérer le passage au public, mais sans résultat. «Le propriétaire sait bien qu'il n'a pas respecté la teneur de l'autorisation qu'on a bien voulu lui délivrer et qu'il veut nous opposer. Cette autorisation porte sur la réalisation d'une frise, c'est-à-dire un simple abri en matériau léger et non de grands travaux et un panneau publicitaire géant. En outre, nous maintenons que le passage a bien été fermé au niveau du local et nous disposons de photos prouvant l'existence de deux barrières de part et d'autre du restaurant. Enfin, l'intéressé a été invité à se conformer à l'autorisation: mais il n'a rien voulu savoir et a éconduit sans ménagement les techniciens de l'aPC qui voulaient lui faire entendre raison».

Il n'empêche que le propriétaire du restaurant s'est dit consterné face à ce qu'il a qualifié de hogra. Et pour confirmer ses dires, il déclare: «Pourquoi l'APC a-t-elle profité dans ce cas-là de mon absence pour démolir la devanture ? Pourquoi n'a-t-elle pas saisi la justice ? Pourquoi le deux poids deux mesures puisque d'autres constructions illicites existent un peu partout à travers la ville et les responsables de la municipalité ferment les yeux ?».


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