Le port de Skikda a été totalement paralysé, hier matin, suite au débrayage du personnel qui a favorablement répondu à l?appel lancé le 13 octobre dernier par la Coordination nationale des syndicats des ports algériens. Toutes les activités habituelles des quais ont ainsi été bloquées, les cinq navires accostés aux quais étaient à l?arrêt et on a également enregistré l?absence du service minimum. Un fait que le secrétaire général du conseil syndical du port de Skikda justifie par la nature de l?arrêt qu?il assimile plutôt à « une demi-journée de protestation et non de grève ». Selon lui, l?action d?hier devait être consolidée dans le futur par d?autres mouvements au cas où les doléances et les craintes exprimées par les travailleurs des ports algériens n?auraient pas l?effet escompté. Il dira à cet effet que « tous les travailleurs ont été sensibilisés quant aux risques encourus par leur entreprise si jamais les pouvoirs publics s?obstinent à mettre en pratique et sans consulter les partenaires sociaux l?ensemble des résolutions du Conseil de participation de l?Etat (CPE) », et d?expliquer que l?ouverture du capital des entreprises portuaires à raison de 40 % au partenariat n?est pas sans danger sur le devenir de ces enceintes. Par ailleurs, le secrétaire général du syndicat du port de Skikda s?est interrogé sur les motifs qui ont amené les pouvoirs publics à coter en Bourse certains ports (Skikda, Arzew et Béjaïa). « On sait malheureusement ce qui est arrivé aux entreprises Eriad et Saïdal après leur cotation en Bourse », et d?affirmer que « c?est ce qui nous pousse aujourd?hui à réagir pour dire aux pouvoirs publics qu?on existe et que rien ne peut nous être imposé ». Revenant par la suite au litige opposant la CNAS au port de Skikda, le secrétaire général de la section syndicale tiendra à exprimer son étonnement quant au fait que « la CNAS décide de soumettre à cotisation des bénéfices du port de Skikda avec effet rétroactif qui remonte jusqu?à l?année 1997 ». Il fera également part que l?UGTA est au courant de tous ces problèmes, puisqu?elle a exprimé son intention d??uvrer pour une solution juste et équitable, mais qu?il faudrait officialiser, car, comme il tiendra encore à le mentionner,« à ce jour, nous n?avons eu que des garanties verbales ».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : K. Ouahab
Source : www.elwatan.com