Durant la visite
de travail consacrée à Skikda, dans la journée du mardi, le directeur général
des Douanes M. Mohamed Abdou Bouderbala, accompagné du wali et des autorités
locales, s'est rendu, en premier lieu, au siège de l'inspection divisionnaire
des Douanes où il a inspecté l'ensemble des services.
Ce siège qui
n'arrive plus à répondre aux exigences de l'heure devrait, dans un proche
avenir, disposer de nouveaux locaux dans le nouveau siège, dans le cadre d'un
projet qui sera réalisé à la cité Aïssa Boukerma (ex-SICEL).
Le wali a,
également, proposé de remédier au problème de logements soulevé par les
douaniers, par l'attribution d'un programme de logement LSP. Au port, la
délégation s'est rendue au siège de l'IPOC pour prendre connaissance des
résultats réalisés durant les années 2007 et 2008. Intervenant lors d'une
réunion tenue dans la salle de réunions de la capitainerie, le DGD a rappelé
les missions traditionnelles d'un port en tant que structure de transit, ce qui
impose donc le respect strict du délai d'enlèvement fixé à 21 jours. Des transitaires
ont fait part de leurs préoccupations en soulevant notamment le problème de
certaines lenteurs liées, notamment, à la valeur établie à la direction
régionale de Constantine, à la manipulation de conteneurs au port, au contrôle
phytosanitaire, etc... Le représentant de l'EPS a posé, de son côté, le
problème des excédents de marchandises composés d'une cinquantaine d'articles
encombrant le port depuis une décennie déjà et estimés à 8.000 tonnes. Dans sa
réponse, le directeur général a demandé de solutionner le problème par la
création d'une structure chargée de la valeur à Skikda ou tout au moins charger
un agent spécialisé pour limiter les délais, que le directeur régional a
réfutés précisant qu'ils ne dépassent guère 48 heures.
Par ailleurs, les
représentants des transitaires ont également signalé la confusion existant
entre les marchandises destinées à la revente en l'état et les investissements,
l'extension de l'agrément du commissionnaire en douanes qui est une forme de
location et à l'origine de multiples problèmes et entachant la réputation de la
profession. Le directeur général évoquera le phénomène des sursaturations de
produits qui entraînent des redressements et appellera les transitaires à jouer
leur rôle convenablement en étant de véritables partenaires de la douane.
Il parlera,
aussi, des efforts consentis par la douane en tant qu'agent de la protection de
l'économie nationale par la surveillance stricte des marchandises, par la
réparation de tous les scanners des ports. En matière de gestion, il révélera
l'existence d'un réseau privé de la douane et toutes les informations se
feront, dorénavant, par Intranet.
Au sujet de
l'absence de parc à feu soulevé par un transitaire, il dira qu'il est prêt à
délivrer un agrément à qui en fera la demande. La délégation poursuivra son
périple et s'engouffrera, plus loin, dans la gare maritime où un douanier de la
direction régionale de Constantine rabrouera les journalistes et les
transitaires pour des raisons qu'il ne donnera pas mais qu'on réussira à savoir
par la suite, à cause d'une réunion à huis clos.
D'ailleurs ces
derniers qui n'ont pas apprécié le comportement de cet agent, ont décidé de ne
pas assister à la suite du programme qui comprenait la zone industrielle et le
port sec entre autres.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Boudrouma
Source : www.lequotidien-oran.com