L'incendie qui s'est déclaré au niveau des amas de déchets ménagers entassés au centre d'enfouissement technique de Zef-Zef s'est poursuivi pendant plusieurs jours occasionnant les pires désagréments aux agglomérations limitrophes par les fumées dégagées.
Une situation très délicate vécue par les habitants, engendrée par le cumul de la pollution déjà existante émanant des torchères de la plateforme pétrochimique qui dégagent, ces jours-ci, plus de fumée que de coutume et les effets de la canicule. En effet, c'est à partir du 31 août 2008 que le centre a commencé à «déployer» ses nuages de fumées provenant de la combustion des tas de papier et de plastique qui brûlaient. On avait bien tenté d'éteindre l'incendie dès le départ mais très vite l'opération s'est avérée compliquée puisque le feu reprenait à chaque fois, là où on avait cru l'avoir maîtrisé. Une situation qui était devenue tellement préoccupante qu'il a fallu faire recours aux moyens de la plateforme pétrochimique notamment le complexe GNL de Sonatrach qui a contribué à solutionner le problème grâce à la mobilisation de ses camions-citernes. C'est grâce à cette intervention de choc que l'incendie semblait à moins d'une autre surprise, avoir été maîtrisé.
Sur le site du centre d'enfouissement technique nous avons pu remarquer la présence de fumées blanchâtres qui signifiaient selon les employés, à moins d'une reprise, la fin du cauchemar. Nous avons bien tenté d'en savoir plus avec la responsable du centre, mais en vain.
A la direction de l'Environnement, on nous a affirmé que les fumées vont s'estomper rapidement mais pour l'heure l'origine de l'incendie demeurait inconnue. On a tenu à souligner que cet incendie représente réellement un cas d'école puisqu'il a donné du fil à retordre. D'ailleurs des techniciens sont à pied d'oeuvre pour tenter de comprendre et d'expliquer le phénomène.
Pour la direction de l'Environnement, le CET de Zef-Zef représente un établissement d'utilité publique qu'il faut préserver et conforter dans des missions de lieu de mise en décharge des déchets ménagers de 7 communes notamment Skikda, Hamadi Krouma, El-Hadaïek, Ramdane Djamel, etc... avec possibilité de récupération. Il traite quotidiennement de 170 à 200 tonnes de déchets.
Pour revenir à l'incendie, des rumeurs l'imputent à des jeunes auxquels on aurait interdit de récupérer certains types de déchets stockés au centre.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A B
Source : www.lequotidien-oran.com