Les travaux de réalisation du centre d'enfouissement technique de Tamalous (Hermala) connaissent un taux d'avancement de 25%. C'est le troisième du nom qui verra le jour sur le territoire de Skikda, après ceux de Zef-Zef dans la commune de Skikda et Azzaba, en voie d'inauguration.
S'étendant sur une superficie de 17 hectares, le CET englobe 4 communes, Tamalous, Kerkera, Sidi Mezghiche et Bine El Ouidène. L'opération entre dans le cadre du Progdem (Programme national pour la gestion intégrée des déchets municipaux), dont les études touchant les 38 communes que compte la wilaya ont été finalisées en 2009, quatre ans après leur lancement. L'objectif est de couvrir la wilaya de cet outil environnemental, construit, comme l'indique le directeur de l'environnement de la wilaya, selon les normes internationales, notamment en respectant les aspects liés à la protection du sol et de la nature. Ce ne sont pas forcément les treize daïras qui vont être touchées, car d'autres paramètres, sorte d'entraves à l'implantation du CET, entrent en jeu, telle l'existence de barrages (Oum Toub) ou de zone humide (Ben Azzouz). Pour ces deux communes, chefs-lieux de daïra homonymes, il est prévu la réalisation de centre de transfert (de grands bacs, qui sont un peu plus grands que les semi-remorques, réceptacles pour les déchets). La réalisation des CET est précédée par celle du casier d'enfouissement, dimensionné pour 5 ans et pour la quantité des déchets ménagers correspondant aux jets des communes concernées. Ouvrons ici une parenthèse pour signaler que la quantité requise, 15 000 tonnes par jour, seuil minimal devant être pris en considération pour la construction des CET, est calculée par le biais de bureaux d'études chargés par la Direction de l'environnement, qui recourt à des techniques bien déterminées (pesée des sacs-poubelles qui seront jetés par les ménages, analyse du taux d'humidité, le tri pour la matière putrescible «organique»….). Signalons aussi que la réalisation des CET n'obéit pas au découpage administratif pour inclure les communes dans le fonctionnement du centre. Ce sont, en revanche, les critères géographiques qui sont pris en compte. Exemple : le centre de Tamalous intègre Sidi Mezghiche bien que ce soit une daïra à part entière, et on pense à basculer la commune de Aïn Bouziane, relevant de la daïra de Sidi Mezghiche, sur le CET de Zighout-Youcef, wilaya de Constantine. En 2012, il est prévu le lancement des travaux du centre d'enfouissement technique d'El Harrouche qui englobe 5 communes (El-Harrouche, Zerdezas, Ouled H'baba, Emdjez Edchiche, Salah Bouchaour). En attendant la couverture globale des milieux urbains de la wilaya en CET ou en centre de transfert, les émanations des odeurs et les envols des résidus des déchets ont encore de beaux jours devant eux. A titre d'information, le CET coûte entre 150 et 200 millions de dinars. «Les financements mobilisés pour ce programme, dont une grande partie a fait l'objet d'un accord de conversion de la dette italienne en projets d'investissements publics, ont permis d'engager des opérations portant sur la réalisation d'études de schémas communaux de gestion des déchets ménagers et assimilés, de centres d'enfouissement technique de classe II (déchets ménagers), de centre d'enfouissement technique de classe III (déchets inertes), la réalisation de déchetteries, de centres de tri, l'acquisition de moyens d'exploitation des CET et de moyens de collecte et de transport des déchets», lit-on dans le site de ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement, www.mate.gov.dz.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zaid Zoheir
Source : www.lesoirdalgerie.com