Après avoir épuisé tous les recours, les travailleurs du complexe des matières plastiques CP1K, relevant de la division pétrochimie (ex- ENIP), ont enclenché hier une grève de la faim. Ils sont, pour le moment, une dizaine à avoir suivi le mot d'ordre de grève.
C'est devant le portail de la direction qu'ils se sont rassemblés. Pour faire face à la fatigue due à la grève, ils ont installé des matelas et des chaises. Le médecin du travail a relevé que quelques grévistes ont déjà enregistré une baisse de la tension artérielle. Les services de sécurité ont fait le déplacement et recommandé aux responsables du complexe de prendre en charge ce cas dont les répercussions ne seront que dramatiques. Le cri de détresse des grévistes a été retransmis en direct sur les ondes de Radio Skikda. Selon le porte-parole des délégués, Hadji Abbès, l'interruption de la grève est conditionnée par la satisfaction des trois revendications, à savoir la réintégration au sein de la Sonatrach à partir de janvier 2010, l'attribution de la bonification à hauteur de 25 % à partir de 2008 (revalorisation salariale), l'annulation des sanctions salariales prises contre les travailleurs grévistes (ponction sur salaire d'avril 2011), ainsi que la cessation des représailles de la part des responsables contre les contestataires (interdiction d'accès, pousser quelques-uns à prendre leur retraite, traduction en justice par le syndicat de l'UGTA…). Selon une source de l'ENIP, les deux premières revendications ont été jugées illégales et infondées par la Sonatrach.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zaid Zoheir
Source : www.lesoirdalgerie.com