Les coupures électriques et d'eau ont atteint des seuils insupportables pour les ménages. L'un entraînant l'autre, même la brève rupture touchant l'approvisionnement en électricité provoque, à son tour, l'arrêt des stations de distribution et de pompage.
Tout autant que l'imprévisible caractérise souvent les pannes électriques (chute d'un câble suite à des rafales de vent ou à de fortes intempéries). C'est dire que la transmission de l'«avis à la clientèle», tant attendue, ne trouvera pas opportunément destinataire. Le plus souvent, les ménages sont pris au dépourvu, sans compter les dégats causés aux équipements domestiques. Le cas contraire n'est constaté que lorsque la Direction de distribution de Skikda (ex-Sonelgaz) entame des travaux de réparation. Il est prévu dans le cadre du plan quinquennal, comme vaguement rapporté par le directeur lors de la dernière conférence de presse, un financement de plusieurs projets de nature à renforcer les capacités de distribution électrique. D'autre part, à la cité Aïssa-Boukerma, dans la zone sud de Skikda, avec 24 possibilités de sortie, un projet de réalisation d'un poste source qui aura à supprimer graduellement les foyers de surcharge et alimenter les quartiers les plus défavorisés en la matière (Oued-El- Ouahch, Zeramna, Merdj-Eddib). En attendant, les clients doivent souvent broyer du noir dans le…noir. Pour sa part, l'unité de l'Algérienne des eaux de Skikda est confrontée à un épineux problème de fuites d'eau. Mensuellement, on enregistre jusqu'à une vingtaine causée par des éclatements dans les canalisations ou dans les conduites principales. Durant le mois de Ramadan, 17 ont été répertoriés lors de la première quinzaine. L'intervention est souvent compromise par le manque de moyens matériels et humains. La cause déclarée des fuites est relative à la vétusté du réseau, notamment dans la zone basse. Même la qualité de l'eau est douteuse à certains endroits, turbide lors des relâchements après les coupures, et ce, malgré les assurances des bilans négatifs des analyses physicochimiques (à l'actif de l'ADE et la direction de l'hydraulique de la wilaya) et macro-bactériologiques (la DSP, service d'hygiène de l'APC). Car, il faudrait peut-être prendre des échantillons des robinets approvisionnés par les canalisations les plus défectueuses pour repérer la défaillance. Concernant justement la rénovation à laquelle sont consacrés 2 milliards de dinars, celle-ci reste tributaire de la livraison des résultats du «diagnostic du groupement urbain de Skikda» confié au BET Stucky. Le groupement urbain englobe Skikda, Larbi-Ben- M'hidi, Filfila, Hamadi-Krouma et Hamrouche- Hamoudi. La date butoir est fixée à la fin 2011.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zaid Zoheir
Source : www.lesoirdalgerie.com