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SKIKDA La zone d'activité et d'habitation de Zef-Zef dépourvue de commodités



Assainissement, approvisionnement en eau, réseau routier, télécommunications, raccordement au gaz de ville et électricité. Telles sont essentiellement les revendications des habitants de la zone d'activité et d'habitation de la localité de Zef-Zef.
Une demande pour le moins étonnante, car comment expliquer le fait qu'un lotissement qui existe depuis 1986 n'ait pas encore eu droit aux commodités devant être livrées bien avant l'occupation des lieux, sauf l'électricité ' Décidément, les voies de l'amélioration du cadre de vie sont impénétrables. Le lotissement reste, à ce jour, dépourvu d'un réseau d'AEP. Les occupants s'approvisionnement grâce à des puits construits au sein des demeures ou le piquage à partir de l'ancienne conduite datant de l'époque coloniale. «La canalisation d'AEP alimentant à partir de Zeramna la localité de Kassar relevant de la commune d'El-Hadaïek ne nous atteint pas encore», nous dira un habitant. Le gaz n'est pas en reste, l'hiver est durement ressenti. On dirait que la zone est un hameau déshérité. Le réseau routier, notamment l'aménagement interne, laisse à désirer. Le paradoxe, c'est que la zone est mitoyenne au fameux cimetière de Zef-Zef, fermé officiellement depuis quelque temps, et donc sur le passage de beaucoup de cortèges funèbres, dont ceux officiels. «Nous sommes voisins des morts, donc nous sommes des morts», est un «syllogisme» d'un des occupants. Le réseau électrique est, en revanche, fonctionnel, mais pas comme le veut la tradition. «En été comme en hiver, le délestage existe, ça dure des fois 9 heures d'affilée», signale un habitant. Depuis leur occupation des lieux, les habitants, par la voie de l'association El-Amel, ont, à maintes reprises, attiré vainement l'attention des autorités locales sur leurs déplorables conditions de vie. La dernière averse, qui n'a pas duré plus de 12 heures, a encore une fois mis à nu les lacunes de la vie en communauté. Actuellement, les séquelles restent visibles. Surfaces inondées, crues entravant la circulation piétonne et même automobile, gravats bloquant les accès entre les habitations, canalisations d'eaux usées obstruées et faisant office de chaussées en l'absence de ces dernières… Le hic, c'est que depuis l'implantation du programme de réalisation des 1000 logements sociaux, attribué aux Chinois, la situation est allée de mal en pis. La réalisation d'une enceinte de clôture du chantier sur le cours d'eau qui fait office de canalisation à ciel ouvert en est la cause. Ladite réalisation a provoqué un retour de remblais, surtout que les buses installées auraient été faites d'une manière anarchique. Le lotissement donne l'impression d'un chantier en voie de réalisation, alors qu'il existe depuis un quart de siècle et que sa situation a été régularisée (les actes de propriété ont été délivrés il y a de cela 7 ans). A titre d'information, selon un constat d'expertise établi par un huissier de justice, la surface totale de la zone est de 84 834 m2 ; la surface des lots pour la partie existante varie entre 520 et 1 448 m2 pour la surface totale de 32 587 m2 soit 38,41% ; la surface des lots pour la partie extension varie entre 706 et 1505,50 m2 pour une surface totale de 32 587 m2, soit 38,41%, la surface totale des lots est de 55 748,50%, soit 65,71% ; la surface réservée aux voiries, parkings et espaces verts est de 29 398,75 m2, soit 34,65% de la surface totale. Les 38 familles ne perdent pas espoir quant à la prise en charge de leurs problèmes dans les délais requis. Dans le cas contraire, elles auront recours à d'autres formes de revendications.
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