Skikda - A la une

Secteur du tourisme «Plus important que le pétrole»



Choix - «Nous optons pour le tourisme de qualité et non de masse, a déclaré, hier, le Secrétaire d'Etat auprès du ministère du Tourisme et de l'Artisanat.
Pour le représentant du gouvernement, «l'Algérie est condamnée à devenir une destination touristique de pointe. Il faut se focaliser sur la qualité et non sur la quantité. Nous visons le tourisme de qualité, voire des touristes de qualité puisque l'Algérie est une destination vierge, naturelle et de luxe et cela a un coût. Nous devons aussi nous démarquer et non copier les autres.
Le tourisme est plus important que les hydrocarbures puisque c'est une ressource qui ne se tarit jamais. En Algérie nous n'avons pas besoin de construire des buildings et des casinos puisque le luxe c'est la nature à l'état sauvage (...) et puis nous devons construire simplement des complexes en léger ou en bois, par exemple qui peuvent être transformés ou réajustés dans le temps.
Le tourisme a connu une mutation et aujourd'hui il y a le retour vers l'écosystème. Certains se mordent les doigts après 10 ans d'existence, puisqu'ils n'ont construit que des buildings et ils ne peuvent plus faire marche arrière», argumente le ministre. Il dira que la nouvelle stratégie mise sur un tourisme d'élite et non de masse et pour promouvoir nos produits, nous devons adopter une stratégie de marketing via les réseaux sociaux.
Il a décliné les ambitions de son secteur. «Un gros investissement pour la construction d'infrastructures hôtelières est en train de se réaliser», a-t-il dit.
En chiffres, environ 713 projets touristiques sont inscrits au programme du ministère dont 405 en cours d'exécution, 230 non lancés, 56 pas encore achevés en 2012 et 122 à l'arrêt (17 %).
Le coût global de cet investissement est de l'ordre de 270 milliards de dinars. Avec la réalisation des différents projets, le secteur hôtelier devra renforcer ses capacités d'accueil avec 50 000 nouveaux lits en cours de réalisation, alors que la capacité actuelle est de l'ordre de 96 500 lits.
Le nombre de lits, qui augmentera encore pour atteindre 75 000 en 2025, doit générer quelque 37 500 emplois. Pour pallier le déficit d'établissements d'accueil, l'invité d'El Moudjahid a appelé à développer les maisons d'hôte dans les régions rurales. Autre carence relevée dans son secteur concerne les structures de formation. Il a reconnu qu'il existe un déficit en la matière. L'autre problème relevé est la gestion. «Le défi est d'établir un partenariat public-privé dans le domaine de la gestion». Au sujet de l'investissement étranger, il rappelle qu'actuellement, 3 investisseurs ont lancé des projets à Sidi Fredj, à Bab-Ezzouar et à Skikda. En matière d'investissement local, il a rappelé que six conventions ont été signées avec six banques publiques pour accompagner les promoteurs qui désirent se lancer dans ce secteur.
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