
Le manque d'infrastructures d'hébergement dans les stations balnéaires et autres lieux de loisirs a fait fleurir le marché de location des appartements par les particuliers, notamment lorsqu'il s'agit des maisons situées en bord de mer. Si ce système s'est propagé lentement grâce au bouche à oreille, l'émergence des nouvelles technologies de l'information et de la communication a amplement influé sur cette activité, poussant ainsi les propriétaires de ces maisons à publier leurs annonces sur le Net. Une formule qui leur évite de passer par les agences immobilières et permet de discuter directement avec les clients, sans intermédiaire. Conséquence : les annonces sur les sites explosent. Les offres sont diversifiées. Elles concernent toutes les villes côtières. Quant aux prix de location, c'est une véritable flambée. En effet, ils ont enregistré, cette année, une hausse considérable au point que sur certains sites, les prix sont en monnaie étrangère, expliquant cela par le fait que ces annonces sont destinées aux émigrés et autres étrangers. Ce qui est remarquable, c'est que la majorité des propriétaires d'appartements n'affichent pas les tarifs de la location durant la haute saison, se contenant ainsi de donner les prix minimum de la basse saison. Une façon d'amener le client à prendre attache avec l'annonceur de et surtout à négocier le prix tout comme la durée du séjour. Ainsi, à titre d'exemple, un appartement à Cap Djenet, dans la wilaya de Boumerdès, est proposé à 700 euros la semaine. Dans la capitale, un F3 à Bab Ezzouar est cédé à 400 euros la semaine. A Bordj El Kiffan, un séjour d'une semaine dans une maison située sur le front de mer est comptabilisé à 350 euros. A Mohamadia, un F4 de 90 m2 est cédé à 60 000 DA la semaine. A Tipasa, présentée par les internautes comme « une destination de rêve », la location d'un appartement de deux pièces commence à partir de 220 euros en basse saison. A l'ouest du pays, une grande maison à Aïn Turk est cédée à partir de 400 euros hors saison estivale. La même offre à Bousfer varie entre 350 et 400 euros dès septembre. A Ghazaouet, la location d'une villa est à 200 euros à partir du 15 septembre. D'autres propriétaires offrent une fourchette entre 150 et 250 euros par semaine, variable en fonction de la saison. A l'est, les offres sont moins nombreuses. A Skikda, on propose un appartement à partir de 130 euros la semaine en basse saison. A Béjaïa, la location des appartements pour les vacanciers est proposée pour une semaine et même pour une journée. Ainsi, à Boulimat, la location d'un appartement à partir du 1er juillet coûte 70.000 DA la semaine. A Tichy, un F2 est loué 59.500 DA la semaine. D'autres offres dans la même région sont proposées entre 500 et 1.000 euros la semaine et selon les saisons. Les internautes n'hésitent pas à mettre des options pour mieux vendre leurs produits en proposant meubles, vaisselle, draps, connexion Internet. Outre la cherté des prix, l'autre gros problème posé par les internautes en quête d'une maison de vacances sur les côtes algériennes est la disponibilité du produit. La consultation des sites concernés fait ressortir une saturation de l'offre puisque les réservations sont clôturées pour ce mois d'août, voire jusqu'à fin septembre. Ainsi, les cases rouges, signifiant l'occupation des maisons de vacances, sont visibles pour la période allant du 11 août au 1er septembre dans toutes les régions citées précédemment. Certaines offres affichent occupé jusqu'à la fin de la première quinzaine du mois de septembre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nouria Bourihane
Source : www.horizons-dz.com