Faisant suite à la réunion d'Oran les 6 et 7 juillet 2008 durant laquelle les syndicalistes des 3 ports - Skikda, Arzew et Béjaïa - ont débattu les problèmes liés à la création de la Société d'exploitation des terminaux marins à hydrocarbures (STH) et de l'avenir des 3 ports, les représentants syndicaux de ces ports se sont rencontrés à nouveau dimanche et hier à Skikda. Ils ont lancé à l'issue de leur rencontre un appel pressant à la Coordination nationale des ports d'Algérie à intercéder en leur faveur pour mettre un terme à ce qu'ils considèrent comme mépris affiché à leur égard par les pouvoirs publics. Ils ont mis en relief le fait que le partenaire social, qu'ils représentent, n'a jamais été associé dans les différentes étapes ayant abouti à la création de la STH et interpellent pouvoirs publics, ministère des Transports, ministère de l'Energie et des Mines, PDG des entreprises portuaires et SOGEPORTS engagés depuis le 1er mars dernier dans des négociations avec les 3 ports en commission mixte et en l'absence du partenaire social. Selon les syndicalistes, d'ores et déjà deux tendances se profilent. D'une part les portuaires qui demandent le partenariat avec en face la STH «qui veut s'accaparer des moyens humains et matériels de manière sélective». C'est à partir de là que les représentants syndicaux, affirmant que l'avenir des travailleurs est menacé, tirent la sonnette d'alarme en faisant part de leur refus de cautionner un pareil projet. C'est pour cette raison, disent-ils, que forts du soutien des 10 ports, ils ont entamé une campagne de «sensibilisation et de normalisation» pour éviter tout dérapage des travailleurs. «Nous nous opposerons de toutes nos forces pour faire échec à la tentative de mettre en péril l'avenir de milliers de travailleurs...», dira le représentant de la section syndicale de l'entreprise portuaire de Béjaïa suivi par ses pairs dans son raisonnement. «STH a dévié carrément de ses missions car elle devait s'occuper des terminaux à hydrocarbures, or voilà qu'on lui confie d'autres activités portuaires, à savoir l'acconage, le pilotage, la consignation, le remorquage...», dira un autre. A l'issue de la rencontre, les représentants syndicaux des 3 ports ont diffusé une déclaration dans laquelle ils demandent en substance à la commission nationale des ports à intervenir pour mettre un terme aux problèmes soulevés, notamment le mutisme adopté par les pouvoirs publics au sujet du dossier STH, le mépris affiché à leur égard en tant que partenaire social. C'est pour cette raison que «les sections syndicales des entreprise portuaires des ports pétroliers décident d'inviter la Coordination à organiser en extrême urgence une réunion des conseils syndicaux afin d'arrêter les mesures adéquates relatives à ce dossier brûlant menaçant la stabilité des ports pétroliers». Ils ont demandé en outre la révision des dispositions de la convention de concession accordée à STH Sonatrach et le rejet de toute forme de bradage du patrimoine du domaine public à des opérateurs commerciaux.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A B
Source : www.lequotidien-oran.com