Des femmes se mettent à l'apiculture
Trois femmes de la wilaya de Skikda ont exposé dernièrement au salon national de l'apiculture organisé par la chambre de l'agriculture locale. Fières et surtout professionnelles, elle démontrent à qui veut bien voir que seul le travail reste en mesure d'apporter un plus à leur condition, à celle de leur enfants et de leurs régions respectives. D'abord, il y a Mme Zendouh, héritière d'une grande famille révolutionnaire perchée sur les monts d'El Alia.
Veuve et mère de deux enfants, elle habite à mechta S'fa, non loin de Oued Saboune. Elle y tient un périmètre d'arboriculture et une trentaine de ruches. «Les arbres fruitiers que j'entretiens me servent aussi à élever mes essaims. Mon miel est purement naturel, sans aucun additif vu que mes arbres me servent de ressources nutritives », explique-t-elle. Puis il y a Mlle Louahem Msabeh Dalila. Une analphabète qui a accepté de suivre une formation conséquente pour se reconvertir en apicultrice. «J'ai dix ruches seulement et j'aimerais en avoir plus ; mon produit me permet déjà d'assurer une rente assez intéressante mais j'aimerais travailler davantage pour aider ma famille», déclare-t-elle.
La dernière, Mme Boucherit est la plus instruite. Universitaire et laborantine de son état, elle dispose, avec son mari, de ruches placées à Oued El Kébir et à Fil-Fila. En plus de cette vocation d'agricultrice, elle assure des services d'analyses qualitatives du miel au niveau du laboratoire qu'elle tient à Ramdane Djamel. «Les apiculteurs font souvent appel à mes services pour analyser leur produit et décider de sa qualité et du temps de sa conservation. A Skikda, j'estime selon les résultats de mes analyses, que nous disposons d'un miel de grande qualité», affirme-t-elle. Ces femmes restent un exemple de la ténacité de la junte féminine de la wilaya. Leur positivisme devrait faire école.
Les cantines scolaires non performantes
Dans un document rendu public hier par le service de communication de la direction de l'éducation, on apprend que le nombre d'élèves bénéficiaires des cantines scolaires dans la wilaya avoisine les 86 000.
Le même document mentionne que sur les 473 cantines réparties à travers la wilaya il n'y a que 200 unités structurées. «Les élèves de 237 écoles restantes disposent des services de restauration dans des salles de cours, dans des logements d'astreinte ou dans d'autres locaux ne répondant pas aux exigences », lit-on dans le document qui explique que cette situation est presque imposée vu le manque d'infrastructures. Ce manque est imputé en partie aux APC qui n'ont pas honoré leurs engagements devant garantir le potentiel humain ainsi que les autres commodités (gaz et eau), chose qui n'a pas permis d'ouvrir de nouvelles cantines scolaires.
Pour faire face à cette situation, la direction de l'éducation préconise de recruter des agents qualifiés qui auront à charge de gérer ces infrastructures et de construire de nouveaux équipements pour en finir avec l'habitude des repas froids servis aux élèves.
Des écoles toujours inondées
Les dernières inondations sont venues, dirait-on, une fois encore, rappeler aux uns et aux autres les risques que vivent plusieurs établissements scolaires situés dans des zones inondables. Rien qu'à la cité Merj Eddib, on enregistre pas moins de trois établissements, deux lycées et un CEM, qui ont été submergés par les eaux. «C'est devenu une habitude à chaque saison pluviale. En moyenne, ces établissements ferment leurs portes durant une dizaine de jours à chaque saison hivernale. C'est une perte sèche que subissent nos enfants», estime un des membres de l'association des parents d'élèves. Le même problème est vécu au niveau du CEM de la cité des 700 Logements (Oued El Ouahch) «C'est devenu une habitude depuis 2009. Aux premières pluies, le CEM se retrouve englouti par les eaux et les élèves obligés de rester chez eux avec toutes les conséquences d'un retard dans le programme scolaire surtout pour les classes d'examen», juge une parente d'élève qui a tenu à contacter El Watan pour faire part de sa colère. La rentrée scolaire est devenue un cauchemar pour les chefs d'établissements concernés qui ne savent plus s'ils doivent gérer leurs établissements respectifs ou se reconvertir en agents de voiries. Pendant ce temps, les responsables concernés directement par ce phénomène continuent de se livrer une guerre intra-muros.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Khider Ouahab
Source : www.elwatan.com