Skikda - A la une

Moustique tigre : la situation ne nécessite pas une alerte sanitaire



Réputé pour être un vecteur de transmission de maladies virales, le moustique dit "Aèdes Albopictus" connu sous le nom de moustique tigre fait parler de lui ces derniers jours dans certaines régions du pays. Les cas de piqûres traités et signalés au niveau des unités de soins ne suscitent pas d'inquiétude et l'on n'est pas devant une véritable explosion de virus ou d'une épidémie.La situation ne nécessite pas de décréter une alerte sanitaire, mais de redoubler d'efforts en matière de sensibilisation. Ce constat "apaisant" a été dressé hier par le ministre de la Santé, Mohamed Miraoui, lors d'un point de presse improvisé en marge de la réunion des DSP au siège du ministère. Le premier responsable du secteur n'a pas manqué de rappeler que son département a instruit ses services extérieurs d'intensifier les opérations de sensibilisation sur l'origine des gites de prolifération de cette bestiole diurne qui est active au lever du jour et au crépuscule.
L'autre instruction donnée par le ministre est de procéder à la consolidation des statistiques liées à la situation et à l'évolution des dégâts causés par cet insecte. Néanmoins, il a reconnu que des flux de personnes touchées par le moustique tigre ont été signalés ces derniers jours dans plusieurs wilayas du nord du pays, notamment Alger, Tipasa, Béjaïa, Jijel, Skikda. Selon des sources concordantes, c'est la wilaya de Skikda qui a enregistré le plus grand nombre de cas d'inflammations provoquées par des piqûres d'insectes et examinés au niveau des unités de soins.
Les mêmes sources ajoutent que les services sanitaires de la wilaya d'Alger ont enregistré des cas de piqûres à l'origine d'inflammations de la cheville et du pied. Pour les spécialistes de la santé, une inflammation mal prise en charge, aggravée par le grattage, pourrait provoquer un foyer d'infection de la plaie, qui nécessiterait un traitement antibiotique. La prolifération de gites de cette bestiole est favorisée, selon l'Institut Pasteur d'Algérie, par les dernières pluies qui se sont abattues sur les wilayas du nord du pays.

Hanafi H.
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