
De tous les arts, peintures et sculptures confondues, les immeubles datant de l'ère Haussmannienne à Alger détiennent la palme de vieux musées marquant les styles empire et colonial de la France. Plus de cent cinquante ans d'histoire continuent de sévirent à travers de petites statuettes ornant les entrées d'immeubles du boulevard de front de mer jusqu'à l'ancien palais consulaire. Les plus avertis dans ce mode d'expression sont partis à l'assaut de ces sublimes figurines pour les adapter à leurs somptueuses demeures. Il n'en reste aujourd'hui que quelques pièces anonymes échappant à la folle équipée des flibustiers. Parmi ces statues visées par la convoitise intérieure et extérieures, les statues de Marianne, Jeanne d'Arc et celle de Catherine de Medicine restent très prisées. Ce vieux métier de pirates de l'art trouve toute sa latitude dans une demande pressante par les grands collectionneurs. L'Algérie, par son très riche patrimoine multidimensionnel est visée par un braconnage tous azimuts allant de l'ère du siècle de la préhistoire dans le désert, jusqu'aux bustes romains et les reliques datant de la renaissance. Le manque de vigilance, et la méconnaissance de ces objets de valeurs on conduits les indus occupants d'immeubles à se débarrasser de ce « péché colonial » pour les revendre aux brocanteurs avant leur destination en nouvelle terre d'accueil. En l'absence d'une politique de sauvegarde des biens artistiques universellement reconnus, le patrimoine immobilier reste une proie idéale pour ces chercheurs de trésor qui déploient toute leur énergie pour rapatrier frauduleusement ces pièces d'art vers l'hexagone. Les deux dernières prises en date, celles des baigneuses du Hamma, et le buste romain du musée de Skikda retrouvé dans une vente aux enchères aux Etats-Unis. Le retour de ces pièces vers leur socle original intervient grâce à la dénonciation par certains citoyens de ce nouveau type de trafic. Il en restera de tout temps des fuites pour parler de ces transactions frauduleuses. Les départs de tonnes de pièces d'art vers la France, datant de la période Numide romaine et ottomane ont fait le bonheur de la cour impérial, même le roi Louis Phillipe s'est impliqué dans la plus grande escroquerie en déclarant tout le trésor algérien comme butin de guerre. A travers ce type de piraterie, l'Hexagone détient le trophée de premier forban pour rapatrier ces pièces d'art appartenant au patrimoine universel.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Bentaleb
Source : www.horizons-dz.com