De gros nuages noirs s'accumulent sur le ciel constantinois en matière de transport urbain. Et ce n'est certainement pas le téléphérique qui, en définitive, ne desservira que deux zones, ni le tramway prévu dans trois ans, qui régleront ce problème des plus épineux de la cité. Depuis la délocalisation des deux principales stations du centre-ville, Boumezzou et Kerkeri, respectivement déplacées vers Benabdelmalek et Bardo, les problèmes ne font que s'aggraver jusqu'à créer une situation anarchique. Ainsi, la station du Bardo, qui a nécessité un investissement assez conséquent, ouverte depuis plus de deux ans, et où devaient normalement stationner quelque cent cinquante (150) bus de l'ancienne station Kerkeri, est toujours vide de bus et de clients. Aussi bien les transporteurs que les usagers boudent cette station «située trop loin du centre-ville». Depuis ce transfert donc, les bus stationnent avenue de Roumanie, une station illicite mais tolérée par les autorités, faute d'autres solutions. Cette situation est particulièrement contraignante pour la circulation routière. En effet, outre les centaines de voitures et taxis qui l'utilisent chaque jour, il y a les autocars des grandes lignes venant ou allant vers Skikda et Annaba qui empruntent cet axe toutes les quinze minutes environ. Régulièrement, ce sont des embouteillages inextricables provoqués par les bus qui stationnent souvent dans un virage prononcé. Quant à la station Benabdelmalek, sa démolition est programmée pour l'été, afin d'utiliser son espace pour la future ligne du tramway. Où et comment seront recasés les quelque deux cents (200) bus qui y stationnent? Et le sujet ne se limite pas uniquement à ces stations. Deux autres au moins, posent problème. Il s'agit de celles desservant les villes de Hamma Bouziane, Didouche Mourad et Zighoud Youcef. Un arrêt autorisé, autrefois, pour faire débarquer les passagers devant la gare ferroviaire, s'est peu à peu transformé en station de fait, avec une vingtaine de véhicules garés à longueur de journée au bord de la chaussée, provoquant des perturbations régulières aux moments des arrivées et des départs. Même problème pour la station située quelques mètres plus loin, au beau milieu de l'un des principaux carrefours de la ville. Six directions différentes existent au niveau de ce carrefour, indépendamment des centaines de piétons, et l'on s'y bouscule pour circuler à pied ou en voiture. C'est ainsi qu'à brève échéance, des centaines de bus vont se retrouver sans domicile fixe... Quelles sont les mesures prises par les services de l'urbanisme de la mairie, seuls compétents pour désigner d'autres stations? La seule explication donnée, hier, par un des responsables à l'APC est celle-ci: «pour solutionner cette situation, un arrêté municipal désignant les aires de stationnement est nécessaire. Or la commission chargée de la réglementation de la circulation de l'APC, ne s'est pas encore réunie pour l'étude des problèmes de circulation et de stationnement en ville...»
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Abdelkrim C
Source : www.lequotidien-oran.com