Les bureaux de l'entreprise sud-coréenne Bookang, dans l'enceinte de la plateforme pétrochimique de Skikda sont toujours bloqués.
Un sit-in est également maintenu par une vingtaine d'entrepreneurs algériens ayant opéré au profit de Bookang en tant que prestataires de services, en assurant la location de matériels et d'engins, régie et mise à disposition du personnel de transport.
«Bookang, qui sous-traite au profit de Samsung dans le cadre de la rénovation de la raffinerie de Skikda, nous doit plus de 400 millions de dinars. Depuis janvier dernier, aucune de nos factures n'a été honorée.
Aujourd'hui, on a peur que cette entreprise quitte le pays sans s'acquitter de ce qu'elle nous doit», explique un des entrepreneurs algériens concernés. Il ajoute que cette crainte a été attisée par les dernières propositions des cadres de Bookang. «Dernièrement, ils nous ont convoqués individuellement pour nous proposer un étrange 'marché'. Ils nous ont informés que leur entreprise est en faillite et qu'ils ne peuvent plus payer la totalité des redevances.
Ils nous ont fait comprendre qu'ils acceptent de payer la moitié de ce qu'ils nous doivent, à condition que nous leur signions un désistement pour l'autre moitié. Chose qu'on refuse catégoriquement», affirment nos interlocuteurs.
Se disant déterminés à poursuivre leur mouvement, les entrepreneurs algériens expriment également leur «incompréhension devant le silence observé par Sonatrach». Toutes les tentatives de joindre les cadres de Bookang, pour recueillir leurs déclarations, ont été vaines.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Khider Ouahab
Source : www.elwatan.com