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Le programme de développement local de l'APC de Skikda



Le programme de développement local de l'APC de Skikda
Un programme d'assistance au profit de l'APC de Skikda a été initié par la wilaya de Skikda. De prime abord, le secrétaire général de l'APC, avec la collaboration du directeur de l'administration locale, procédera à la révision de l'encadrement et à son renforcement par des compétences et des profils dont a besoin la commune.«Nous allons soutenir l'APC. Pour cela, je vais instruire les directeurs de l'exécutif de la wilaya de l'assister et de l'orienter dans ses différentes missions. Une coordination doit être de mise entre les différents services de l'APC et entre ses élus et ses administratifs, d'une part, et entre l'APC et les instances ayant un lien direct avec le développement local. Une discipline doit être instaurée, qui se traduira par une séance de travail tous les dix jours entre les deux parties, dans le but de faire une évaluation des actions entreprises et des perspectives en la matière. De même que je reste à votre disposition pour toute initiative à même de redorer le blason terni de Skikda. Donc, on se donne rendez-vous tous les deux mois dans la même salle pour faire un pré-bilan», déclara le wali, Faouzi Ben Hassine, au niveau de la salle auditorium du nouveau cabinet du wali. Ces propos ont été tenus devant une assistance composée des directeurs de l'exécutif et ceux des entités économiques et administratives activant sur le territoire de Skikda, notamment Cleanski, l'ONA, l'ADE.Cette nouvelle stratégie a été motivée par le fait suivant : Skikda dispose d'un matelas financier important mais n'arrive toujours pas à atteindre les objectifs escomptés en matière d'épanouissement. Près de 9.67 milliards de dinars correspondant à une centaine d'opérations sur les 209 non encore lancées, restent encore dans les tiroirs. Si on comptabilise les projets non-lancés depuis une quinzaine d'années, l'enveloppe financière peut avoisiner les 12 milliards de dinars, selon un rapport lu par le chef de daïra de Skikda.Ce paradoxe a été imputé à la faiblesse de l'encadrement (sur les 3 185 employés, 1 219 sont permanents et seulement 94 cadres occupant des postes techniques et administratifs), les lenteurs dans les procédures de traitement des ouvertures de plis, une mauvaise coordination entre ses différents services, la longue distance séparant ses services techniques et le siège de l'APC ; le non-paiement des entreprises de réalisation dans le passé, ce qui a engendré un refus de ces dernières à soumissionner pour les projets lancés par la commune, la prédominance des délibérations de nature sociale, sur les 231 délibérations adoptées au titre de l'exercice 2013, 101 ont été destinées aux subventions aux associations sportives et sociales ainsi qu'aux personnes nécessitant une intervention chirurgicale, «l'ancienneté» des programmes lancés, 80% des opérations datent de plus de 3 ans et une bonne partie remonte à plus de 15 ans. Concernant ces dernières, on peut avancer les exemples suivants : le projet de 150 logements de type rural datant de 1986, celui d'une salle de cinéma de 1991, celui des 197 logements à caractère social locatif de 1997. Outre cela, comme l'a si bien dit le vice-président chargé de l'administration et des finances, Rabah Boumoud, «nous sommes des représentants du peuple, venus d'horizons divers. Pour le moment, nous ne maîtrisons pas l'acte de gestion comme il faut, mais nous nous attelons à l'appliquer progressivement. Un délai de grâce doit nous être accordé».La situation a créé une phobie chez le personnel en place, élus et cadres compris. «Parmi le personnel communal, je n'ai pu trouver quatre cadres pouvant exécuter les tâches que je leur ai confiées. C'est inadmissible ! La peur gangrène mes services d'une manière effrayante», selon le P/APC Chebli Mohammed-Ramzi.Pour le wali, ceci ne doit pas perdurer. «Celui qui a peur reste à la maison. En plus de quoi devrons-nous avoir peur ' Des dispositions réglementaires ' On n'a qu'un seul code des marchés, on n'a qu'à se conformer à ses textes de loi. Moi, je n'explique pas cela comme une peur, mais davantage comme de l'irresponsabilité administrative, et je pèse bien mes mots».


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