Skikda - Revue de Presse

Le palais de la culture et des arts : Une grande bouffée culturelle



Le palais de la culture et des arts : Une grande bouffée culturelle
Loin du tout-négatif local ou encore de la pratique qui consiste à aller chercher des poux là où ils ne peuvent vivre, il est utile et honnête de reconnaître que depuis son ouverture, le tout nouveau palais de la culture et des arts ne cesse d'étonner. De surprendre, même les plus pessimistes des Skidkdis. « On n'a pas la prétention de créer la culture. On 'uvre juste à apporter un plus aux Skikdis connus pour leur culture, leur civisme et leur légendaire savoir-vivre », dira, sans prétention, Mohamed Boutebbene, le premier responsable du palais qui entend d'abord mettre les choses dans leur contexte. « Le fait d'avoir mis ce joyau à la disposition des habitants de Skikda est déjà un acquis en lui-même ; le fait de l'avoir consacré à la culture est un signe fort, à mon sens, des autorités locales qui veulent contribuer à rehausser le fait culturel local », a-t-il encore précisé. Une fois la couleur annoncée, M. Boutebbene se mettra alors à parler de l'institution, de ses activités et des visées prochaines : « Depuis le 20 février, date officielle de son ouverture, nous avons concocté un programme devant servir d'avant-goût aux ambitions du palais. A ce jour, l'ensemble des activités programmées a été réalisé à 100%. Ce qui est déjà un encouragement et aussi un gage de notre sérieux. » Mais avant d'évoquer ce programme, nous avons demandé à notre interlocuteur d'expliquer d'abord les motivations ayant emmené les autorités locales à opter pour la dénomination de « Palais de la culture ».« Pourquoi palais ' D'abord parce que l'infrastructure, construite avec des matériaux nobles, il ne faut pas l'oublier, répond parfaitement à cette dénomination. D'autre part, la bâtisse, très spacieuse, abrite un grand ensemble de salles pouvant aisément accueillir des ateliers artistiques. Donc, le fait de parler de palais n'est nullement un acte populiste mais plutôt une réalité qui ne fera que se conforter dans l'avenir. » Ce sont d'ailleurs ces espaces qui ont amené les responsables à proposer un ensemble d'ateliers qui versent dans leur globalité dans la vocation artistico-culturelle des lieux. A cet effet, le responsable du palais dira : « Compte tenu du potentiel culturel local, nous avons aménagé des espaces devant servir d'assises à plusieurs ateliers. » Il citera, à cet effet, les ateliers d'arts plastiques, l'audiovisuel, la chorégraphie, la littérature et la formation musicale, expliquant dans ce sens : « En plus de ces ateliers, dont quelques-uns sont déjà fonctionnels, le palais dispose également d'espace permanents. Il y a d'abord la bibliothèque de 200 places qu'on ouvrira au public dans les semaines à venir. Ce lieu se différenciera des bibliothèques existantes déjà et n'aura pas à servir de lieu de révision aux écoliers. Ce sera surtout un lieu de lecture et la diversité des titres devra faciliter les travaux de recherches.Nous comptons également encourager la lecture en prônant le prêt de livres à domicile. Il y a également un espace Internet en cours d'achèvement et disposant de 80 postes. Il sera ouvert au public moyennant des prix abordables que l'APW aura à fixer. Notre prétention n'est nullement commerciale et nous entendons faire pleinement bénéficier les habitants de Skikda de cet espace. » Le palais ambitionne aussi de créer un ciné-club. « Nous aurons à assurer deux projections par semaine afin de réhabiliter cet art. Nous étudions également la faisabilité d'un laboratoire de langues », précise encore notre interlocuteur. Pour le moment, le palais dispose déjà d'une troupe de 35 musiciens que dirige Cheikh Badar Boughanjioua. Ce potentiel a déjà permis au palais d'assurer plusieurs présentations. « On a également fait appel à 25 artistes-peintres locaux pour exposer, et le palais a retenu un ensemble de toiles qui décore les lieux. C'était là notre façon à nous d'imprégner le palais d''uvres de valeur et préserver le cachet local », poursuit-il. Cette ambition a d'ailleurs été mise en pratique puisque le premier numéro du club, « Rencontre du savant », a accueilli Brahim Chibout. « C'était pour nous un honneur et aussi un devoir de donner le starter de cette activité en accueillant M. Chibout qui est venu présenter son livre sur Zighoud Youcef », conclura notre interlocuteur. A moins de deux mois seulement après son ouverture, le palais commence déjà à se faire une place dans le quotidien de la ville et à apporter un plus. Pourvu que cette effervescence culturelle dure encore, car Skikda aura toujours besoin d'un bol de culture. A l'overdose.
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