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Le développement mis aux calendes grecques



Le développement mis aux calendes grecques
La production de la tomate industrielle avait atteint, dans certaines régions jusqu'à 1 000 quintaux/hectare comme à Skikda et Tarf. Globalement, cette production atteignait moyennement 330 qx/ha. C'était en 2016 à Annaba, Skikda, Guelma, El-Tarf. Ces quatre wilayas représentent à elles seules, 90% de la production nationale de tomate industrielle et concentrée.Une douzaine d'unités de transformation implantées majoritairement sur le territoire de ces mêmes régions auxquelles sont venues s'ajouter deux nouvelles unités (Chlef et Alger) assurent la transformation de plus de 130.000 tonnes/an de tomate industrielle. Avec celle du concentré de tomate, ces deux filières sont annuellement créatrices de plus de 100.000 emplois/an en CDI ou CDD. Il faut rappeler que l'Association des Conserveurs de Tomate (ACTOM) dont on n'entend plus parler, avait travaillé des années durant sur cet objectif de développement de la production. C'est, également, sous son impulsion que les surfaces en culture fixe (sans irrigation) ou en hybride, ont augmenté. Elles ont permis des améliorations au rendement à l'hectare de la tomate industrielle. Il faut dire que le ministre de l'époque, Sid Ahmed Ferroukhi avait déjà jeté les jalons d'une véritable industrie de transformation de la tomate. En accordant de nombreuses facilitations aux agriculteurs, telle l'effacement de la dette et l'obligation faite aux transformateurs de régler dans les sept jours qui suivent la réception de l'équivalent de 40% du montant de la quantité fournie. Le même ministre qui suivait pratiquement au jour le jour, le dossier, avait également porté la subvention à 5,50 DA/kg allouée par l'Etat aux agriculteurs producteurs, une autre de 1,50 DA/kg aux transformateurs,. Comme il avait assuré la disponibilité à des prix abordables des produits phytosanitaires et autres intrants. Il avait aussi imposé aux conserveurs d'acquérir la totalité de la production en assurant le règlement de 9,50 DA/kg sur les 15 DA/kg DA. Le reste était à la charge de l'Etat sous forme de subvention. Ce reste dont les 5,50 DA que l'Etat devait verser, n'est toujours pas parvenu aux agriculteurs. Ces derniers sont pris entre le marteau (le transformateur) et l'enclume (l'Etat) sans aucune possibilité de voir le bout du tunnel. Notamment, recouvrir les frais de campagne qu'ils ont investis, et que l'ancien ministre avait promis de leur rembourser. Mais tout de même, toutes les décisions avaient stimulé les énergies, au point où les deux filières T.I et C.T, ont enregistré durant la saison 2015/2016, des résultats plus que probants. Puis il y a eu le remaniement ministériel avec l'éviction de Sid Ahmed Ferroukhi, et son remplacement le 11 juin 2016 par Abdeslem Chelghoum. Depuis la prise de fonction de l'ex DG de l'OAIC et secrétaire général du MADR, les services «subalternes» n'ont pas jugé utile de ressusciter le dossier, en le confiant au premier reponsable du secteur. il n'y a pas eu de réunion de coordination pour la préparation de l'année agricole, afin d'étudier les répercussions de la crise économique et financière sur l'agriculture et la pêche dans notre pays. Depuis le mois d'août 2016, bien qu'existants, les conseils des filières n'activent pas tout autant que les chambres agricoles. Bien que les huit membres de cette dernière ait été élus, il n'y a toujours pas de président au niveau de cette institution. Rappelons qu'un mois à peine après sa nomination, M. Chelghoum a décidé de «refonder» le projet de réalisation du siège de l'Agence Nationale du Corail au port d'El-Kala. Et ce, pour mieux prgérer et protéger cette richesse nationale des appétits de «quelques groupes véreux». Cette réalisation avait été annoncée en 2014 et devait relancer et permettre de mieux maîtriser la récolte du corail en Algérie. «Faire de l'agriculture une économie alternative et durable impose le changement des comportements et de méthodes de travail des responsables. Les agriculteurs et les investisseurs doivent être davantage impliqués pour prétendre atteindre cet objectif», a indiqué récemment le ministre de l'Agriculture, M. Abdeslam Chelghoum. Bon nombre d'agriculteurs et éleveurs présents lors du salon nationale de l'Agriculture organisé en juin 2016 à Ben M'Hidi (Tarf) abaient émis le voeu de voir leurs filières respectives «reprendre du service». Et pour cause, alors que nos voisins de l'Ouest et de l'Est font de la tomate industrielle un facteur de recettes en devises en exportant vers l'UE, notre filière «tomate» attend impatiemment un rédécollage en bonne et due forme.
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