Skikda

Le calvaire des habitants de Lourigh perdure



Le calvaire des habitants de Lourigh perdure
Des représentants des résidents sont allés jusqu'à interpeller le Premier ministre, lors de sa dernière visite à Skikda, pour dire haut et fort leur marasme.Il y a plus d'un mois, nous avons rapporté dans la page Skikda Info le calvaire que vivaient les habitants du quartier Lourigh, dans la commune de Bin El Ouidène. Quelques jours après, nous avons été saisis par les services du cabinet du wali qui ont tenu, courtoisement, à nous faire savoir que le chef de daïra de Tamalous et le P/APC de Bin El Ouidène ont rédigé un compte-rendu sur la situation de ce quartier, en relevant que les informations rapportées dans notre article étaient infondées. Nous avons alors fait savoir à nos interlocuteurs qu'ils pouvaient user de leur droit en nous envoyant un démenti. Mais, gentiment, ils nous ont fait savoir que c'était juste une remarque amicale.Bref, et sans polémiquer, le temps a fini par contredire le rapport du chef de daïra et à donner raison aux habitants de ce quartier qui continuent de vivre, à ce jour, dans la gadoue et les eaux usées. Des représentants de ces habitants sont allés jusqu'à interpeller le Premier ministre, lors de sa dernière visite à Skikda, pour dire haut et fort leur marasme à l'occasion d'une rencontre avec la société civile. Voilà qui remet les choses à l'ordre et qui confirme que les faits rapportés dans Skikda Info étaient réels. D'ailleurs, à ce jour, la situation des habitants de ce quartier situé en plein centre urbain et à moins de 700 m seulement du siège de l'APC est marquée par l'anarchie totale. «Nos enfants vivent et jouent au milieu des eaux usées qui, depuis des lustres, coulent à ciel ouvert en dégageant des odeurs pestilentielles. Si le chef de daïra et le P/APC trouvent que nos précédentes déclarations à votre journal sont fausses, nous leur lançons un défi à travers vos colonnes de venir nous rendre visite pour constater sur place l'état de notre cité», déclare un des habitants des lieux.Un autre rajoute : «cette situation est due à l'absence totale des réseaux d'assainissement, d'ailleurs pour minimiser l'écoulement de ces eaux infectes, plusieurs habitants ont bricolé des fosses septiques». D'autres habitants du quartier insistent pour leur part sur l'absence de l'éclairage public. «Le soir, il devient impossible de circuler dans ces lieux. Plus grave encore, l'intensité du courant électrique desservi aux habitations est très faible et nous ne permet même pas de nous éclairer convenablement et d'utiliser en même temps des appareils électroménagers». L'aménagement du quartier Lourigh laisse également à désirer. L'artère principale n'est qu'une simple piste. «Depuis qu'on a aménagé cette route en 1991, on n'a plus pensé à la goudronner, et depuis elle n'a cessé de se dégrader au point où il devient impossible de l'emprunter», témoigne un citoyen.L'absence de trottoirs et des réseaux accentue, et gravement, les risques d'inondation durant la saison des pluies. «Nous vivons vraiment dans des conditions épouvantables. Nous craignons aujourd'hui pour notre santé et pour celle de nos enfants. Nous lançons un SOS aux autorités locales pour une prise en charge effective de nos problèmes puisque l'APC semble ignorer jusqu'à notre existence, alors qu'il aurait suffi de nous rendre visite pour comprendre notre marasme». Voilà qui est dit?sans polémique aucune !


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