Skikda - Revue de Presse

Laïdi Lemrabet. PDG de l?EPS



« Nous allons ouvrir 40% du capital » Le port de Skikda a tendance à s?orienter vers une spécialisation dans le trafic de conteneurs. A-t-il les moyens de sa politique ? Ce trafic représente un axe stratégique des ports de Skikda. Nous occupons la deuxième place au niveau national et nous entendons préserver cet acquis. Nous avons bien entendu initié plusieurs projets à court et à moyen terme qui auront à nous consolider dans notre vision. Nous sommes déjà sur le point de créer un port sec au niveau de la gare de triage de Hamrouche Hammoudi. C?est un port sec moderne qui s?étale sur une superficie de 16 ha et qui aura à absorber tout le trafic additionnel des conteneurs d?ici à 2015. Pour ce faire, nous avons dégagé une enveloppe de 600 millions de dinars pour l?acquisition et l?aménagement du terrain. La création de ce parc permettra de générer pas moins de 300 emplois permanents. On relève un grand rush d?opérateurs nationaux vers le port de Skikda ? Comment expliquez-vous cet engouement ? Il n?y a pas de secret, et si vous faites allusion aux services douaniers, moi je vous dis que le code des douanes est unique et il s?applique de la même manière à travers l?ensemble des ports du pays. Le dynamisme du port de Skikda provient plutôt de plusieurs paramètres dont je citerai l?investissement qu?on n?a cessé de consentir pour le traitement de ce genre de trafic. On a surtout développé une écoute client et nous essayons de satisfaire au maximum cette clientèle. J?ajouterai que nos tarifs sont étudiés à l?unité. Cette simplification des tarifications a aussi joué un grand rôle dans ce dynamisme sans oublier bien sûr le positionnement géographique de Skikda qui nous prédispose à jouer le rôle de desserte le plus approprié pour l?ensemble de l?est et du sud-est du pays. L?annonce faite quant à votre entrée en bourse date de plus d?une année déjà sans qu?elle soit finalisée... Effectivement, nous avons été retenu par le CPE pour une décision d?opportunité d?entrée en bourse. Une étude réalisée par un bureau d?études national est fin prête mais nous avons quand même opté pour une temporisation. Pourquoi ? Le secteur des transports est en cours de restructuration, il y a de nouvelles organisations des missions des ports notamment la séparation des missions des pouvoirs publics des activités commerciales. Il y a également le partenariat que nous avons engagé avec Sonatrach pour la création d?une société de gestion des terminaux pétroliers. Pour ces raisons nous avons demandé aux pouvoirs publics de clarifier cette nouvelle configuration de gestion des ports pour nous permettre d?aller en bourse en force et en connaissance de cause. Nous aurons à ouvrir 40% de notre capital et nous tenons à réussir cette entrée et mettre tous les atouts de notre côté. Vous semblez avoir des craintes... On ne peut aller en bourse dans l?état actuel des choses où nous menons conjointement des missions de service public et une activité commerciale. On souhaite aller en bourse sur des bases claires. C?est-à-dire que le service public soit exclu de nos missions pour nous permettre de nous concentrer sur l?aspect commercial. Nous demandons une clarification ou une concession. C?est-à-dire ? Les pouvoirs publics peuvent nous autoriser d?aller en bourse avec notre organisation actuelle, moyennant l?attribution d?une concession pour une période donnée. Les actionnaires ont le droit d?êtres informés sur le devenir de l?entreprise. Etes-vous d?accord avec les nouvelles approches issues du projet de réorganisation des ports ? C?est une vision universelle. On n?invente rien. Dans un port il y à une autorité portuaire et des opérateurs qui exercent des missions commerciales. On ne peut pas avoir la double casquette dans un port et être un service public et commerçant en même temps. Un dernier mot... Je voudrais par votre biais mentionner que le dynamisme du port de Skikda se répercute sur la vie sociale de la ville. L?activité du trafic des conteneurs à elle seule fait vivre plus de 500 familles supplémentaires grâce aux emplois créés par les transitaires, les consignataires et les auxiliaires maritimes. Le port contribue également et de forte manière à plus de 50% dans le budget communal de Skikda. Pour ces raisons nous attendons en retour des mesures d?accompagnement pour le port. Je peux citer à titre d?exemple le viaduc de l?îlot des Chèvres, car si un éboulement se produit sur cet axe routier qui dessert le port toute notre activité sera bloquée. Pourtant le projet de ce viaduc date de plus d?une décennie mais il ne voit toujours pas le jour.
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