
Une femme de 55 ans est en détention préventive à Skikda pour avoir escroqué une famille au nom de la rokia.Profitant du désarroi d'une mère de famille, la mise en cause a usé de ce subterfuge pour s'emparer de tous les bijoux de la famille avant d'être interpellée par les policiers. Ciblant apparemment ses victimes, cette rakia semble opérer auprès de personnes habitant loin de la ville de Skikda, pensant ainsi échapper à toute identification. Pour mener à bien son dessein, elle s'est rendue, il y a quelques jours, dans la commune de Tamalous, à plus de 50 km au sud-ouest de Skikda.Remarquant un magasin tenu par une dame, elle y entre, papote quelques instants avec la patronne des lieux et lance vite son grappin sur sa victime. «Je suis une rakia et je crois que vous souffrez, vous et votre famille, du mauvais ?il», lance-t-elle pour appâter sa proie, qui ne tarde pas à l'inviter chez elle. Une fois à la maison, la dame escroc sort de son sac toute une panoplie de produits et d'objets et entame son travail. Elle demande à la maîtresse des lieux de plonger les mains dans du henné pour connaître le mal dont elle souffre.La pauvre dame s'exécute et tombe sur une clé corrodée et un petit os. N'en croyant pas ses yeux, elle est ainsi convaincue du pouvoir de la rakia. Profitant de l'hébétement de sa victime et des membres de sa famille, elle leur demande d'un air «mystique» de ramener vite tous leurs bijoux pour pouvoir parachever son «travail». Ils s'exécutent. Préparant son esquive, elle leur demande alors de la laisser seule et d'aller s'enfermer dans une autre chambre.Elle exige même d'eux de n'en sortir qu'à la tombée de la nuit pour qu'elle puisse accomplir, seule, ses «incantations et autres sortilèges». Une fois encore, les membres de la famille s'exécutent, laissant ainsi libre la rakia qui prend la poudre d'escampette. A la nuit tombée, tous les membres de la famille arnaquée sortent enfin. Ne trouvant point la rakia, ils s'inquiètent. Ils ouvrent alors la boîte qui contenait leurs bijoux et n'y trouvent que des bougies.La plainte déposée pour escroquerie est suivie d'une enquête que mèneront les éléments de la sûreté de wilaya. Ces derniers parviendront à retrouver la soi-disant rakia à la cité Merj Eddib de Skikda. Une cité où pullulent les bazars qui attirent chaque jour des milliers de femmes venues de toutes les communes de la wilaya pour faire leurs emplettes. Etait-elle déjà à la recherche d'une autre victime ' La justice apportera certainement la réponse.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K O
Source : www.elwatan.com