Skikda - A la une

La population de Beni Ferguène interpelle le président de la République



Se sentant injustement spoliés d'un bien implanté dans un territoire qui leur appartient, des habitants de la localité côtière de Beni Ferguène (à l'extrême nord-est de la commune d'El-Milia, wilaya de Jijel) ont saisi le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, sur ce qui est désormais appelé dans cette région "l'affaire de l'abri de pêche d'Oued Z'hor".Au nom de l'association El-Amel représentant les habitants de cette région, cette lettre revient sur les péripéties de réalisation de cet abri dont a bénéficié la wilaya de Skikda en 2013, dans le cadre du plan quinquennal 2010-2014 sur un financement du Trésor public.
Or ce projet, regrette-t-on, a été réalisé sur les décombres de l'ancien port de Beni Ferguène, appartenant territorialement à la commune d'El-Milia, servant à l'époque coloniale au transport par la mer du caolin pour l'industrie de la céramique.
En octobre 2017, rappelle-t-on dans ladite lettre, une commission d'arbitrage entre les ministères des Travaux publics et de la Pêche, en présence de représentants des wilayas de Jijel et de Skikda, a tranché en faveur de la wilaya de Jijel pour gérer et exploiter ce port.
Toutefois, l'ex-secrétaire général du RND a transféré, indique-t-on dans le même récit, lors d'un meeting électoral la gestion et l'exploitation de cette infrastructure à la wilaya de Skikda. Au nom des habitants qu'elle représente, l'association en question, qui dit avoir exprimé son refus de cette décision en son temps, s'élève contre l'implication d'un chef de parti dans une telle affaire "en violation de la loi, de la logique et des valeurs".
"Monsieur le président, est-il rationnel que le terrain appartienne à la wilaya de Jijel, qui est la mechta Ouled Djaballah, et la mer, située en arrière, appartienne à la wilaya de Skikda '", s'interroge-t-on, à juste titre d'ailleurs, dans cette lettre.
Celle-ci conclut par un appel au président de la République "pour l'ouverture d'une enquête et l'application de la loi pour rétablir la région dans ses droits". "Et restons, nous et nos voisins, des frères en parfaite coexistence comme par le passé", écrit-on à la fin de cette missive.

Amor Z.
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