
C'est un véritable bras de fer qui est engagé entre employés et responsables pour une histoire de grille des salaires non réglée, et ce au détriment des usagers qui galèrent depuis presque deux mois.Lundi dernier, près d'une centaine de travailleurs de l'entreprise du transport urbain de Skikda (ETUS) ont opté pour un durcissement de ton en tenant un sit-in devant l'entrée du siège de la wilaya avant d'être délogés par les policiers. Mais ce qui s'est passé lundi dernier n'est en fait que l'expression d'un malaise qui couvait depuis déjà près de deux mois. Cinquante jours durant, les chauffeurs et convoyeurs de l'ETUS et leur direction n'ont cessé de poursuivre leur bras de fer au grand dam des usagers des cités de Merj Eddib, Zeramna, Zef-Zef, 20 Août, Hammadi Krouma et surtout ceux de Ben Mhidi. Pour les travailleurs en grève depuis ce temps-là, selon les déclarations des responsables de la section syndicale, la faute de ce pourrissement incombe au directeur de l'entreprise. «Nos revendications sont claires et légitimes.
Nous demandons le droit de bénéficier de la nouvelle grille des salaires adoptée par le ministère. A ce jour, le directeur semble faire fi des directives ministérielles, et continue de nous payer sur la base d'une ancienne grille des salaires. Nous estimons que c'est de la hogra puisqu'on a réussi à savoir que nos collègues dans d'autres wilayas ont déjà bénéficié de ce droit. Pourquoi pas nous '» s'interroge le responsable de la section syndicale, qui ajoute : «La direction nous doit 13 jours de salaire. C'est une pression que la direction exerce pour nous faire plier alors que le mois de Ramadhan approche. C'est une injustice.» Approché, le directeur de l'ETUS a d'emblée rejeté la balle aux grévistes.
« D'abord c'est une grève illégale et nous disposons d'un jugement du tribunal qui somme les travailleurs de reprendre leur service. Ensuite, je tiens à faire savoir que le partenaire social a bel et bien émargé la nouvelle grille de salaire le 26 juin dernier et je dispose du P.-V. qui fait foi. J'ajouterai qu'une commission d'enquête a été dépêchée d'Alger pour s'enquérir de la situation suite au mouvement de grève et elle n'a rien trouvé d'anormal dans le travail que nous faisons. Nous ne pouvons pas opérer des augmentations de salaire en solitaire et à l'aveuglette. Il y a des textes et nous les respectons. Pour les 13 jours de salaire et en dépit du fait que les grévistes soient en rupture de travail, on leur a viré, aujourd'hui même (mardi, ndlr) leur dû compte tenu de l'approche du mois sacré», a-t-il précisé.
«C'est faux», rétorquent les syndicalistes qui ajoutent : «On n'a signé aucune nouvelle grille des salaires et la réunion du 26 juin était exclusivement consacrée à la qualification de quelques postes de travail. La seule grille qu'on a émargée est celle de 2011 et il se trouve qu'elle n'est plus d'actualité puisqu'elle a été remplacée par la nouvelle grille décidée par les instances ministérielles, et c'est celle-là que nous revendiquons.» Le directeur enchaîne : «Je détiens le P.-V. en question avec l'émargement de la section syndicale et je le mets volontiers à leur disposition.» Entre les grévistes et la direction, les canaux du dialogue semblent avoir été rompus. Jusqu'à quand ' Personne n'est en mesure aujourd'hui de donner une réponse.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Khider Ouahab
Source : www.elwatan.com