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Etoile côtière de Skikda : Un club pour sauver le volley-ball féminin



On fait de la résistance», ironise Walid Aïssou, président de l'Etoile côtière de Skikda (ECS), un club qui tente, depuis sa création en 2005, de prolonger ce qui reste de la belle histoire du volley-ball féminin dans cette ville.L'ECS est l'un des rares clubs amateurs à se consacrer exclusivement aux filles et à une seule discipline, le volley-ball. C'est aussi l'unique club à représenter la wilaya de Skikda parmi le gotha national. «Nos filles seniors évoluent en Nationale 1 et nous espérons parvenir cette saison à accéder à la division Excellence. Deux de nos joueuses, Aya Saad-Djaballah et Amira Zerida, ont par ailleurs été sélectionnées en équipe nationale U20, ce qui représente un grand honneur pour notre ville», a révélé le président de l'ECS.
En plus de ces acquis, le club fait de la formation son cheval de bataille. «Depuis sa création, le club a opté pour l'ouverture d'une école où évoluent en moyenne une trentaine de petites filles. Nous avons également pensé à garantir l'évolution de ces pépites en dotant le club de toutes les catégories allant des benjamines jusqu'aux seniors», explique Ahmed Aouissat, DTS du club.
Ce dernier poursuit : «Avec un total de plus de 150 licenciées, on estime qu'on est bien lotis. Il est vrai que la pratique sportive destinée aux jeunes, filles et garçons, fait face à une terrible concurrence devant la mode en vogue des cours de soutien. Les week-ends sont généralement réservés à ces cours, ce qui ne permet pas aux jeunes de s'adonner au sport. Les clubs puisent souvent leurs adhérents auprès des parents sportifs et de quelques connaissances.»
Mais les cours de soutien ne sont pas l'unique entrave qui mine la pratique sportive de masse à Skikda, et le sport féminin en particulier en paye les frais. Les filles de l'ECS, comme celles d'autres clubs d'ailleurs, se retrouvent souvent contraintes de s'entraîner en dehors de la salle couverte du complexe du 20 Août 1955, même si cette enceinte n'a de complexe sportif que le nom.
En dépit de son apport effectif à la pratique sportive féminine, l'ECS vit également un grand manque en matière de subventions. Le président du club, même s'il reconnaît l'apport de l'APC et de la DJS, juge que les moyens financiers alloués restent insuffisants. «Imaginez que pour un seul déplacement de l'équipe senior, on débourse près de 20 millions de centimes. Nos seniors se déplacent à onze reprises au sud, au centre, à l'est et à l'ouest du pays.
Cela coûte énormément, sans parler des juniors et de l'équipement des jeunes catégories. On a eu des promesses de la part de la DJS pour une aide conséquente cette saison. Nous estimons que notre club est l'un des rares à pérenniser la pratique du volley-ball féminin à un haut niveau dans notre wilaya et il va de soi que l'on espère bénéficier de l'aide de tout le monde pour parvenir à nos objectifs et honorer notre ville et notre wilaya», conclut M. Aïssou.
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