Mis en service pour broyer, sinon cacher les déchets ménagers, le centre d'enfouissement technique (CET) de Zerzour, au sud-est de la ville d'El Milia, ressemble lui-même, à s'y méprendre, à un immense dépotoir.
A peine une année après son ouverture, cette infrastructure, censée mettre un terme à l'anarchie dans le ramassage et le traitement des ordures, devient de plus en plus source d'inquiétude pour les riverains. «Il y a de mauvaises odeurs qui polluent l'air», attestent des habitants de cette paisible bourgade rurale. «Au début on nous a rassuré de faire un recyclage et un traitement des ordures pour éviter toute forme de pollution, mais nous constatons qu'il n'y a pas grand chose qui se fait», soutiennent-ils. Si nos tentatives d'en savoir plus sur cette affaire avec la direction de l'environnement ont été vaines, sur les lieux, une gigantesque montagne d'ordures accueille le visiteur. La présence d'engins à l'enceinte interne du CET laisse croire que des actions sont menées, mais on ne sait pas trop de quelle nature elles sont. Pourtant, bien de bonnes vertus ont été dites à propos du CET.
Aujourd'hui, il agace surtout les riverains. Plongée dans sa quiétude perpétuelle, Zerzour est pourtant une localité sereine. Ses habitants, restés accrochés à leurs foyers, même au plus fort moment de la crise sécuritaire, espèrent voir les responsables concernés se pencher sur leurs préoccupations. Dans ce petit village, l'eau manque. C'est le problème essentiel auquel fait face la population depuis toujours. La source d'eau de Dar Souane ne satisfait plus, et depuis bien longtemps, les besoins des habitants.
Si une importante partie de la route reliant, sur un peu plus de six kilomètres, la ville d'El Milia, à cette bourgade, a été enfin modernisée, -après trois ans de travaux-, l'autre tronçon qui se prolonge jusqu'aux frontières avec la wilaya de Skikda, est impraticable. Les travaux, à l'arrêt, en dépit des avertissements du wali, qui, lors d'une visite sur les lieux, il y a plus d'une année, a lancé une mise en garde quant à cette lenteur, n'avancent pas. Depuis plus deux années, la cadence des travaux est la même. «Et pourtant, il ne s'agit que d'un petit tronçon de six kilomètres aussi», déplore-t-on.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zouikri A
Source : www.elwatan.com